1er mois d’Erasmus à Vilnius, le temps passe vite !

© Clara Delcroix

Je suis arrivée le 27 août à Vilnius, il y a bientôt un mois. Déjà un mois ! Ça correspond à 1/3 de mon échange Brigitte… en Allemagne. Mais en un mois, il peut s’en passer des choses !

Soit dit en passant, je me rends compte que je n’ai aucun article sur ce fameux échange Brigitte Sauzay… À corriger au plus rapidement !

En un mois, ma chambre est devenue mon petit nid douillet. La fatigue quotidienne commence à se dissiper. Je cherche moins mes mots en anglais (mais il arrive que je fasse encore et toujours répéter 4 fois la même chose). Et certains mots viennent même en anglais dans ma tête… ou en allemand… ou aussi en français bien sûr. Mais jamais la bonne langue au bon moment.

En un mois, j’ai acheté un couteau chef, un moule à gâteaux et un fouet. Je peux donc (enfin) cuisiner ! J’ai fait 2 gâteaux, un au chocolat et un au yaourt. J’ai fait de la compote de pommes et de la gelée de fraise (bon c’était de la poudre à dissoudre dans de l’eau chaude, mais c’était quand même bon 🙄). Et j’ai même fabriqué un photophore avec une boîte de conserve.

Jusque là tout allait très bien : pas de pot renversé, pas de tâche sur une chemise blanche, pas de chute malencontreuse. Rien. Au début, on est un peu comme les poules, en alerte au moindre son. Mais au bon d’un mois au revient à la norme. On est moins sur le qui-vive.

Redresser la tête et taper dans un meuble ? Fait. Rentrer dans les chaises d’un café sur le trottoir ? Fait. Louper une marche ? Fait. Mettre du shampoing dans ses yeux ? Fait. Faire tomber le couteau plein de confiture par terre le matin ? Fait. Prendre du pop-corn salé pour du pop-corn sucré ? Fait. Oublier qu’il y a une consigne sur les bouteilles en Lituanie ? Fait. Oublier de mettre le temps pour la cuisson des pâtes ou du riz ? Fait, plusieurs fois même. Etc. Bon, après, ce n’est peut-être que moi. 😄

À temps pour l’automne 🍂

Le 23 septembre, nous sommes passés à l’automne. Et c’était vraiment très marqué à Vilnius. Il y a un avant et un après. Le vendredi, 21 septembre, c’était toujours l’été. Tout le monde était en T-shirt à manches courtes : le soleil brillait dans le ciel céruléen et nous réchauffait avec un douillet 27°C.

Oui, sauf que ça, c’était l’été. Désormais, c’est l’automne. L’automne a eu un jour d’avance ici. Il a commencé le 22 septembre, samedi. Le mercure est tombé à 8°C. Et on a désactivé les couleurs, on est passé en mode noir et blanc, en monochrome : le ciel est gris en somme.

Pour nous rassurer, ma prof de russe nous a confié : « Bon, maintenant que l’automne a démarré, on ne reverra pas de ciel bleu avant… *cherche ses mots* avant le printemps ! » Un peu plus de 175 jours à patienter, tout va bien… 😬

Au bas de mon immeuble, le sol est jonché de feuilles mortes et de marrons. La pluie rythme les journées.

Mais la grosse difficulté en Lituanie, c’est que le temps est très très changeant. En une demie-heure, on peut passer d’un extrême à l’autre, d’un éclatant soleil à de la pluie diluvienne. Cette après-midi, je regarde le ciel d’un côté : des rayons de soleil paraisse derrière des moutons de nuage, ciel bleu en arrière-plan. Je me tourne à 180° : un nuage noir, mais noir comme je n’en avais jamais vu !

Ça peut prêter à sourire, mais dans mon sac, j’ai toujours un parapluie, de quoi me couvrir et mes lunettes de soleil – au cas où.

Relations amicales : on commence à connaître des locaux 🇱🇹

À mon arrivée en Lituanie, j’ai très rapidement connu des français. Un peu à la manière d’aimants, on entend quelques mots dans la langue de Molière et on est de suite attiré… Il faut donc déjouer les lois de la physique pour commencer à s’immerger dans le pays !

Dans le cadre d’Erasmus, nous avons bien sûr les buddies qui nous permettent un premier contact avec des locaux. Mais on commence à vraiment rencontrer les lituaniens à l’université, pendant les cours. L’avantage des cours Erasmus : ils ont lieu en petits groupes, du moins à l’université de Vilnius. Pas de gros amphi, au maximum une quarantaine d’élèves, bien souvent moins.

Pour le premier travail de groupe à l’université, nous devons mixer les étudiants Erasmus avec les autres. Dans mon groupe, 4 étudiants lituaniens, 1 néerlandais, 1 italien et moi, française.

4 étudiants lituaniens, ai-je dit ? 2 sont biélorusses et 1 est arménien. La dernière est belle et bien de nationalité lituanienne, mais d’origine russe, avec le russe pour langue maternelle. Donc lorsque les « lituaniens » parlent, ils parlent plutôt en russe… et aussi en anglais quand même.😉Pour éviter toute confusion, précisons qu’en Lituanie, on parle le lituanien à la base.

Mais à y réfléchir, c’est comme l’université en France. Des étudiants parlent français mais ne sont pas français pour autant. L’année dernière, j’en connaissais du Burundi, du Canada ou encore du Maroc.

Et dans la coloc’ ?

Ma colocation est composée d’étudiants Erasmus : une Allemande, un Allemand et un Estonien. Nous ne parlons pas beaucoup entre nous. Chacun mène un peu sa vie de son côté. Mais parfois nous entamons une discussion avec les Allemands. Les longues discussions le soir ont surtout lieu entre l’Allemande et moi (oui, les 2 filles…).

Lorsque nous croisons l’Estonien, c’est en général sur le trajet de sa chambre à la salle de bain (les deux portes sont côte-à-côte), de sa chambre à la porte d’entrée (1 m après la porte des toilettes, même pas), ou dans la cuisine, casque vissé sur les oreilles…

Mais bon, je garde en tête une phrase qu’une lituanienne m’a dit : « Déjà que les Lituaniens sont froids, les Estoniens sont pires ! »

Petite anecdote de la semaine : une histoire de supermarché

La semaine dernière, je me rends à Maxima, l’un des supermarchés locaux. Je fais mon tour dans le magasin et arrive à la caisse. Quelle ne fut pas ma surprise ! Devant moi, une dame dépose ses commissions sur le tapis : 2 paquets de cigarettes, 2 paquets de graines de courge et 1 Bounty. C’est tout.

Vous comprendrez donc mon étonnement lorsque je l’ai vu sortir un billet de 500 €. Ils sont violets, je n’en avais jamais vu… 😂 Un billet de 500 € pour payer moins de 10 € de courses ! Je ne m’en remets toujours pas…

Des événements, toujours des événements

Pour ce point c’est mon côté provincial qui ressort (bah oui, Lille ce n’est pas Paris !). Mais il y a TOUJOURS des événements à Vilnius. Toutes les semaines quelque chose de nouveau. On a d’abord eu les Sostinės dienos (jours de la capitale), puis la procession des étudiants, le marathon de Vilnius, 2-3 autres trucs, et ce week-end la venue du pape (en personne 😌).

Ça ne s’arrête jamais ! Mais en même temps, à Vilnius, je ne ressens pas vraiment ce côté « grosse capitale bondée et remplie de touristes ».

En fait, pour résumer, Vilnius est à l’image de son temps : pleine de contrastes. Elle est calme et animée, moderne et ancienne, les vieux parlent russe, les jeunes parlent anglais, et tant d’autres choses…

© Clara Delcroix

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