5 ans plus tard, que reste-t-il de mon échange Sauzay ?

Les Alpes au Sud de l'Allemagne © Clara DelcroixLes Alpes au Sud de l'Allemagne © Clara Delcroix

Mon échange Brigitte Sauzay, c’était il y a presque 5 ans. Mais depuis ce temps, qu’en reste-t-il ?

Cet article est le premier d’une série de trois, retrouvez aussi L’échange Brigitte Sauzay, pour vivre 3 mois dans une famille allemande et Mon échange Brigitte Sauzay en Allemagne, à Prien-am-Chiemsee.

Relations avec ma correspondante, Georgie

Après 5 années, j’ai toujours des contacts avec ma correspondante, Georgie. De temps à autre, nous nous écrivons, plus rarement nous nous appelons. Mais depuis un peu plus de 2 ans, nous ne nous sommes plus revues « en vrai ». Et même si je suis allée en Allemagne, je ne suis jamais retournée à Prien-am-Chiemsee. 😕

En tout cas, nos discussions avec Georgie, sur le plan linguistique, sont souvent amusantes. La règle du « on parle français en France et allemand en Allemagne » ne tient plus ! Désormais, il nous arrive même de parler anglais (surtout l’année dernière, lorsque j’étais en Lituanie, et que je parlais constamment anglais). Mais en général, c’est surtout un mélange de plusieurs langues qui prédomine : on utilise le premier mot qui nous vient en tête, peu importe si celui-ci est en français, en allemand ou en anglais ! 😀

En tout cas, je peux m’estimer chanceuse, car dans les personnes que je connais ayant effectué un échange Sauzay, rares sont celles à avoir gardé le contact après plusieurs années. Nombreux sont ceux à s’être plaint de leur corres, de ses habitudes de vie… À un moment, c’était presque la compétition à qui aurait la pire…

En outre, la situation géographique n’est pas pour nous aider, Georgie et moi : à vol d’oiseau, ce sont près de 750 km qui séparent Lille de Prien-am-Chiemsee, plus de 900 km par la route…

Georgie, ma corres, et moi, à Salzbourg en 2014 © Clara Delcroix

Georgie, ma corres, et moi, à Salzbourg en 2014 © Clara Delcroix

Des trajectoires différentes

Et puis, en 5 ans, nous prenons des trajectoires très différentes. Surtout dans les années terminant le lycée et celles qui suivent. On choisi son orientation professionnelle, mais c’est aussi l’occasion de partir à l’étranger : voyager, travailler, étudier…

Depuis la fin de notre échange, j’ai intégré Mondoblog, j’ai vécu une année en Lituanie, j’ai commencé à travailler (pour les Haut-Parleurs de TV5Monde, en lien avec le Labo 148 de Roubaix, mais aussi pour Radio-Campus Tours, etc.) et, cette année, je vais terminer ma licence.

Georgie, quant à elle, vient de terminer le lycée (le Gymnasium allemand) : il y a un décalage d’un an entre la France et certaines régions d’Allemagne et elle a vécu 6 mois en Inde et 6 mois à Paris, lui faisant « perdre » une année scolaire. Désormais, elle s’apprête à partir pour 6 nouveaux mois en Équateur.

L’échange Sauzay, avec du recul, bonne ou mauvaise idée ?

De mon échange Sauzay, j’en garde un bon souvenir, et même de bons souvenirs, au pluriel. Certes, tout n’était pas parfait, mais je n’ai pas de regrets. C’est une expérience que, je pense, il faut saisir si on en a l’opportunité. 😊

Être immergé dans une autre culture pendant 3 mois lorsqu’on est âgé de 14 ans, c’est quand même assez exceptionnel ! On se rend compte que tout n’est pas comme chez soi, que ce soit sur le plan culturel, scolaire ou familial. Vivre 3 mois loin de ses parents à cet âge, ça permet aussi de grandir, de mûrir, d’apprendre à se débrouiller plus ou moins seul. De prendre confiance en soi aussi.

Et sur le plan linguistique, l’allemand ?

Concernant l’allemand, comme toute langue, si on ne l’entretient pas, on oublie rapidement !

Après ma Terminale AbiBac, j’ai complètement arrêté l’allemand. Un ras-le-bol d’une part, un manque de possibilités de l’autre : dans ma licence avec l’option journalisme, seuls les cours d’anglais était possible, pas d’autre langue vivante.

Indéniablement, mon niveau d’allemand a baissé. Mais, ayant repris l’allemand cette année, je me rends compte que tout revient quand même vite ! Avec un peu de motivation et d’engagement, j’espère bien vite retrouver « mon niveau ». 😁

Et comme je l’expliquais dans le premier article de la série, encore aujourd’hui, j’ai des restes de mon séjour en Bavière. Si on me dit « Servus » pour me saluer en Allemagne, je le comprendrais sans problème. De même, il me reste parfois des bribes de prononciation issues de Bavière (comme le -ig à la fin des mots prononcé -ik, comme dans lustig ou Honig). Mais ce n’est en rien gênant ou handicapant.

Les souvenirs de mon échange Sauzay : un chapeau, mais surtout la langue allemande ! © Clara Delcroix

Les souvenirs de mon échange Sauzay : un chapeau, mais surtout la langue allemande ! © Clara Delcroix

Une sensibilité accrue aux Allemands et à leur culture ?

Pour ce point, c’est plus au moins objectif : non seulement mon échange Sauzay a influencé ma relation à l’Allemagne et aux Allemands, mais aussi la section AbiBac.

En tout cas, il est vrai que désormais, « j’accroche » facilement avec les Allemands. Je comprends bien leur culture, et je m’entends souvent bien avec eux.

L’année dernière, en Lituanie, l’une de mes meilleures rencontres était allemande : ma colocataire Natalie, avec laquelle nous sommes restées très proches depuis nos retours respectifs. Et devinez qui cette année, à l’université, a rencontré des Allemandes dans l’amphi ?

De plus, j’essaie de garder un œil sur l’actualité allemande. J’aime aller en Allemagne et il m’arrive d’écouter de la musique allemande, de lire en allemand, livres ou journaux, et je suis une grande fan de Karambolage sur ARTE. Mais comme dit précédemment, difficile de dire si tout cela est issu de l’AbiBac ou de l’échange Sauzay… sûrement un mélange des deux. 😉

Et vous, comment avez-vous vécu votre échange Sauzay ? Quel(s) souvenir(s) en conservez-vous ?

© Clara Delcroix

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