Que de paperasseries avant de pouvoir partir en Erasmus en Lituanie !

Préparatifs d'un voyage

Depuis mon entrée en première année à l’université, je souhaitais étudier à l’étranger pendant un an. J’ai commencé à me renseigner dès le mois d’octobre, et au final, après plusieurs lettres de motivation, « learning agreements » et candidatures, c’est fait : je pars en Lituanie l’année prochaine. 😃

Erasmus, c’est quoi ?

Erasmus permet – entre autres – d’étudier à l’étranger, maximum pendant 2 semestres par cycle d’études. Un cycle d’étude ? À l’université en France, la licence est le 1er cycle d’études (3 ans), le master le 2e (2 ans)…

Pour bien comprendre, l’université est divisée en facultés selon les disciplines (par exemple : la faculté d’économie, la faculté de mathématiques, la faculté de physique…). Et chaque faculté possède une liste d’établissements partenaires. C’est-à-dire que dans la même université, un étudiant en mathématiques aura peut-être la possibilité étudier en Islande, mais un étudiant en économie (comme moi) ne pourra pas.

En partant en Erasmus, on choisi des cours « équivalents » (plus ou moins) dans l’université d’accueil. Ainsi, on étudie à l’étranger, mais pour notre diplôme français : je vais valider mon année universitaire française en Lituanie.

Erasmus, mais aussi les programmes hors-Europe

Il est non seulement possible de partir à l’étranger avec le programme Erasmus, mais aussi avec des accords entre établissements : les programmes hors-Europe. La principale différence : il est impossible de toucher la bourse Erasmus lors d’un programme hors-Europe (environ 200 €/mois, variable selon le pays dans lequel on part étudier).

Que de péripéties pour étudier à l’étranger !

Étudier à l’étranger fait partie de mes souhaits depuis mon entrée à l’université. Pour voir autre chose, découvrir une nouvelle culture, améliorer mon anglais et apprendre à me débrouiller seule.

Quelle durée ? 1 an, plutôt que 6 mois. Au pire, si ça se passe mal, je rentrerai au bout de 6 mois… 😄 Je commence à me renseigner dès le mois d’octobre en allant au bureau des relations internationales de l’université. On me donne un document d’information, mais les démarches ne sont pas encore pour maintenant.

La Lituanie ? Pourquoi ce pays ?

Étudier un an à l’étranger, ça, c’est sûr. Mais où ? J’ai un lien vers une carte avec toutes les universités partenaires.

Les pays du « Sud » (Italie, Espagne, Grèce) sont exclus… Pour plusieurs raisons : beaucoup de Français partent dans ces destinations (si bien qu’on ne travaille pas forcément son anglais), et je préfère le froid plutôt que le chaud.

Je suis tentée par l’Islande, mais il n’y a pas de partenariat avec ma faculté. On oublie l’Islande.

Pareil pour l’Angleterre : pas beaucoup de choix de villes avec ma faculté, et l’une des seules possibilités est Londres… La 6e ville française ? Non merci.

La Belgique, les Pays-Bas ? Je n’ai pas envie de rentrer tous les week-ends à Lille. 😶

L’Allemagne ? J’y ai déjà vécu pendant 3 mois, en seconde, dans le cadre d’un échange Brigitte Sauzay. On peut peut-être trouver une destination différente ? En plus, je suis un peu dégoûtée de l’allemand à la fin de mon Abibac… 😅 Ce n’est plus le cas aujourd’hui ! 😉

Les pays scandinaves ? Pourquoi pas ! Ça me tente, mais en même temps, je me dis qu’il y a moyen de découvrir autre chose.

Bon, on arrive sur les pays baltes : la Lituanie et sa capitale, Vilnius. C’est loin : je ne rentrerai pas tous les week-ends. Il n’y a pas beaucoup de Français (d’après France Diplomatie, en 2014, la communauté française inscrite au registre en Lituanie s’élève à… 418 personnes !), je travaillerai donc mon anglais sans problèmes. Et je ne suis jamais allée dans les pays baltes : une occasion rêvée pour les découvrir !

La Lituanie, en vert sombre sur la carte

Je continue à scruter la carte. Mon regard arrive sur Saint-Pétersbourg, en Russie. Je ne comprends pas bien si on peut y aller dans le cadre d’un programme Erasmus ou hors-Europe. J’envoie un mail. Saint-Pétersbourg, c’est dans le cadre d’un programme hors-Europe. Bon, je suis partie pour faire deux dossiers de candidature ! 😅

Vive les réunions pour préparer sa mobilité à l’étranger !

Dès le mois de novembre, plusieurs réunions ont lieu pour les mobilités dans le cadre des études. Pour la première, l’amphi est plein à craquer. Petit à petit, il reste beaucoup moins de monde. Manque d’intérêt ? Abandon car trop de paperasserie ? Je ne sais pas vraiment…

Je suis l’une des plus jeunes, si ce n’est la plus jeune. Habituellement, les étudiants partent en L3 (3e année de licence). Mais je suis à l’Académie ESJ Lille (une option en journalisme), nous sommes prioritaires pour partir en L2, car les départs en L3 ne nous sont pas autorisés (à moins de prendre une année de césure, mais bref : c’est un peu complexe !). Et en plus, je suis née en fin d’année (30 octobre), si bien que j’arriverai à l’étranger à seulement 18 ans !

Youpi ! De la paperasserie !

Je commence donc deux dossiers de candidature : l’un pour Erasmus (en Europe), l’autre pour la Russie. En me renseignant sur les villes de Russie, je me rends compte qu’il est aussi possible d’étudier à Novossibirsk, la capitale de la Sibérie. Je suis aussi partante !

Une première candidature pour la Russie…

Les problèmes débutent lorsque je dois faire mon learning agreement. Le learning agreement est un document signé par mon université de départ (l’université de Lille), l’université d’accueil et moi-même. Il spécifie les cours étudiés à l’étranger, et que toutes les parties sont d’accord avec ces cours.

Il faut chercher les catalogues de cours sur les sites des universités. Premièrement, il ne faut pas rêver : les sites ne sont jamais en français (ou très rarement). En général, on peut les afficher en anglais. Mais certains ne sont disponibles qu’en russe (ou je n’ai pas trouvé le bouton anglais, c’est aussi possible 😂). Heureusement que Google Traduction permet de traduire des sites complets !

Après de nombreuses heures de recherche, j’abandonne la majorité des universités : les cours ne correspondent pas assez. Au final, je note uniquement Saint-Pétersbourg sur ma candidature.

Quelques semaines plus tard sont organisés des entretiens pour évaluer notre motivation. Lors de mon entretien, le professeur est un peu mitigé : je suis quand même jeune. Mais il est tout de même favorable. Le seul hic ? Mon learning agreement n’est pas valide, les cours sont trop axés sur l’économie d’entreprise. Sauf que ce sont les seuls cours disponibles. J’abandonne la Russie, je n’ai pas d’autres choix.

… et une deuxième pour un Erasmus en Lituanie !

La candidature pour Erasmus est bien plus simple, en grande partie parce qu’il ne faut pas faire de learning agreement pour le moment. Mais il faut tout de même vérifier que les cours correspondent à peu près.

Sur ma candidature Erasmus, je note 3 vœux :

  1. Université de Vilnius, Lituanie,
  2. Université de Roskilde, Danemark,
  3. et enfin, Université de Linné, Suède

Acceptée à Lille, mais pas encore à l’étranger !

Le 22 février, je reçois un mail : l’université de Lille accepte que je parte en Lituanie ! Je dois désormais attendre un mail de l’université en Lituanie. Mais le mail n’arrive pas… Au bout d’un mois, je relance les relations internationales de Lille, pour qu’ils contactent les relations internationales de Lituanie !

Et le 14 mai, je reçois enfin le mail de la Lituanie. Les embûches ne sont pas terminées. Il faut à présent compléter un dossier sur le site de l’université de Vilnius.

Mais entre-temps certains cours ont changé. Je dois modifier mon learning agreement et le faire à nouveau signer en France, avant de l’envoyer en Lituanie… Et ça à 2 reprises ! J’ai même téléphoné en Lituanie pour expliquer mon cas… La dame au bout du fil a un anglais parfait et est très gentille. Elle m’indique que ce n’est pas grave si je dépasse la deadline (date limite pour rendre le dossier) : je dois juste la tenir au courant par mail.

Après plusieurs mois de démarches et de galères, je reçois enfin LE mail de l’université de Vilnius : «Reply [Accepted] from Vilnius University». C’est bon, j’étudie en Lituanie l’année prochaine !

Comble de l’histoire, le 22 mars, je reçois un mail des relations internationales de Lille : je suis aussi acceptée en Russie, à Saint-Pétersbourg (quand bien même mon learning agreement n’est pas valide, c’est donc foncièrement impossible !).

Tant qu’à faire, autant trouver un logement !

Dès la réception du dernier mail de l’université de Vilnius, je commence à chercher un logement en Lituanie. Internet simplifie grandement la tâche.

Je trouve une colocation : un appartement de 55 m2 avec 4 chambres, une chambre de 10 m2 est vacante. Seule chose dont je souhaite m’assurer : être la seule Française dans la colocation. J’envoie un mail à l’agence. Les autres étudiants sont estoniens et allemands. Parfait !

En 3-4 mails, c’est réglé : j’ai mon logement en Lituanie. J’arrive fin août (dans un peu moins de 2 mois) dans ce pays dont je ne connais rien !

Premier article (d’une longue série, je pense) sur mon Erasmus en Lituanie. 😉 S’il y a bien une leçon à retenir : il ne faut jamais baisser les bras, même si parfois les démarches sont parfois usantes, et qu’il faut renvoyer 3 fois le même papier… Et encore, Internet simplifie les démarches !

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