Chronique d’une française en Erasmus à Vilnius en Lituanie – n°2

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Oups, petit mea culpa pour commencer : je n’ai pas écrit ma chronique la semaine dernière ! Qu’à cela ne tienne, me revoici cette semaine. Par contre, écrire deux semaines en un article, ça fait un article… très long ! Donc je divise en deux parties.

Tout d’abord, le lien de la chronique précédente.

Panne d’appareil photo

22.11.2018

Depuis mon voyage à Riga, mon appareil photo est en panne. Il me dit « erreur carte mémoire ». Soit. Je vais à FotoFoto (Švitrigailos g. 11b), une boutique de photo où ils ont vraiment de tout. J’y étais passée samedi 17, mais le réparateur n’est là qu’en semaine. Aujourd’hui, c’est jeudi soir. J’arrive vers 18 h 40, je viens directement après mon job d’animatrice à l’école française.

« Ah bah en fait le réparateur est déjà parti. Il part à 17 h. » Ils regardent quand même mon appareil photo. « Ça peut provenir de ci ou de ça… On peut le mettre sur la file d’attente du réparateur. Pour l’instant c’est au plus deux semaines d’attente. Ça coûte 20 €. S’il y a une pièce à changer, on vous déduira cette somme du montant total. » Marché conclu. Je paye. Je pars.

5 minutes me séparent de l’arrêt de bus. Je suis presque arrivée et m’apprête à prendre le trolley. Mais un pressentiment. Je vais vérifier que j’ai ma carte de transport au cas où il y a des contrôleurs… Pas de portefeuille… Tête de linotte, tu as dû l’oublier au magasin !

Retour à la boutique de photo. Pourvu que ce ne soit pas fermé, il est très peu après 19 h. Ils ferment à 19 h. Ouf, il y a encore de la lumière. J’entre. « Hi ! It’s me again. I think I forgot… » Je regarde vers le comptoir. « Yes, I did. I forgot my… my wallet. Thanks, bye ! »

Ah là là, quand on n’a pas de tête…

Et un appareil d’occasion

J’en ai profité pour demander au monsieur où acheter un appareil photo d’occasion. Il m’a conseillé de regarder sur skelbiu.lt (le bon coin local, c’est génial !). Je trouve un Pentax K20D pour 150 €. Je contacte le vendeur. Le lendemain, 23 novembre, je récupérerai l’appareil.

Les services d’immigration, encore et toujours

23.11.2018

Le 22 novembre, je reçois un mail en lituanien. « Jums siunčiamas dokumentas Nr. […] Data 2018-11-22 » Oui, j’ai coupé le numéro de référence de mon dossier, ce sont les trois petits points entre crochets. Trois pièces-jointes sont attachées. Évidemment tout est en lituanien. Je demande à une amie lituanienne si ça veut dire que je peux récupérer le papier aux services d’immigration. Elle me dit que oui.

Le 23 novembre, je me rends à nouveau au central de police (Naugarduko g. 100), qui abrite aussi les services d’immigration. Je récupère mon document. La dame m’explique quelque chose en anglais. Je ne comprends pas tout. Je comprends « in two weeks » et « Antakalnio ».

Du coup, je lui demande si elle parle des services d’immigration près d’Antakalnio (oui, il y a deux trucs différents pour l’immigration, je n’ai toujours pas compris pourquoi). Elle confirme. Je lui demande si je recevrai un mail. Non, pas de mail. Je rendrai donc visite aux services d’immigration d’Antakalnio à partir du 7 décembre.

Mémé a compris comment mon adresse fonctionne en Lituanie

23.11.2018

Ah, une lettre dans la boîte aux lettres : c’est pour moi ! C’est la carte d’anniversaire de mes grands-parents. Avec près d’un mois de retard. Il faut dire que mémé a eu quelques difficultés avec mon adresse lituanienne. Mais bon, mémé n’a pas été la seule à avoir du mal avec mon adresse en Lituanie. Donc je vais vous expliquer comment les adresses fonctionnent.

En gros, l’adresse se compose comme suit (non, ce n’est pas mon adresse, ni celle de quelqu’un que je connais) :

Prénom Nom
Antakalnio g. 45-12
Vilnius 10325
LITHUANIA (en anglais pour un courrier international, mais LIETUVA dans une adresse en lituanien)

Prénom, Nom, ça se passe d’explications.

Antakalnio c’est le nom de la rue. Le « g. » signifie « gatvė » (= rue). Mais on peut aussi trouver « pr. » pour « proskpektas » (= avenue), par exemple Gedimino pr. pour Gedimino prospektas (la grande avenue de Vilnius, les Champs-Élysées locaux à une moindre échelle), et sûrement d’autres choses.

Mais quand on parle avec des Lituaniens, on dit tout simplement Gedimino, Trakų, ou Konstitucijos. Inutile de préciser si c’est une rue, une avenue ou autre. Et c’est aussi valable pour les adresses postales. On pourrait écrire « Antakalnio 45-12 » sans problème.

Nous arrivons aux numéros. Dans mon exemple, 45 c’est le numéro du bâtiment. Et 12 correspond au numéro d’appartement dans le bâtiment. Donc, oui, il faut écrire les deux numéros – et dans le bon ordre ! Sinon le courrier a quelques difficultés pour arriver, en effet.

À noter : un bâtiment peut avoir plusieurs entrées. Une entrée pour les appartements 1 à 30, une deuxième de 31 à 60 et une troisième de 61 à 90 par exemple.

Ensuite le nom de la ville, le code postal, le pays. Rien de bien spécifique.

Et les étages ?

Tant qu’on est dans le bâtiment, un autre élément très perturbant : les étages. Si on se donne rendez-vous au 1er étage, et bien on parle du rez-de-chaussée en Lituanie ! Donc un Lituanien qui se plaint de devoir aller au 3e au étage va uniquement au 2e étage. Et quand au début, j’ai dit à tout le monde que j’habitais au 4e étage sans ascenseur, c’était le 5e étage sans ascenseur pour les Lituaniens. Ils ont vraiment du se dire que je ne savais pas compter. 😅

Je ne vous raconte pas la galère dans les ascenseurs ! Quel numéro choisir ? Ça demande toujours un instant de réflexion (bon, après 3 mois, je commence quand même à m’y faire). Mais a priori, dans ces mêmes ascenseurs, il n’y a pas d’étage 0, on passe du 1 (le rez-de-chaussée, donc 0 en France) au -1 (1er sous-sol). Je n’ai jamais vérifié, je devrais le faire.

Et Decathlon débarque en Lituanie

24.11.2018

Bon, c’est pas l’événement le plus important du siècle, mais à mes yeux ça compte. Decathlon, MA boutique, débarque en Lituanie. Dire qu’en France j’habite à quelques kilomètres du Decathlon Campus de Villeneuve-d’Ascq, qui est un très très gros Decathlon, l’un des plus grands du monde, si ce n’est le plus grand. 😌

Le 24 novembre, Decathlon a donc ouvert ses portes pour la première fois en Lituanie, à Vilnus. L’adresse : Vikingų gatvė 5 (c’est pas loin d’Ikea). Il faut que j’y fasse un tour. Ce n’est pas encore fait. Mais c’est sur ma « to do list » (une « to do list » longue comme le bras, mais bon…).

Une ampoule à changer, c’est si compliqué

27.11.2018

Mes bailleurs (1home) ne sont pas très efficaces. Nous avons pour contact une dame pas très compétente.

En gros, dès notre arrivée dans l’appartement, nous remarquons deux éléments qui clochent avec mes colocataires :

  • le support de douchette est cassé (le truc qui permet de chanter « Il pleut, il pleut bergère… » sous la douche parce que la douchette est en l’air donc ça fait comme de la pluie)
  • notre boîte aux lettres est ouverte, elle n’a pas de serrure et nous n’avons pas de clef pour la fermer

Mon colocataire estonien avait déjà envoyé un mail en arrivant, en juillet, pour signaler ces problèmes. L’agence ne bouge pas le petit doigt.

À notre arrivée, ma coloc allemande, mon coloc allemand et moi-même décidons d’envoyer un nouveau mail à la dame (notre contact). « Le réparateur va passer. » Bien. Nous attendons. Mais le réparateur ne donne pas signe de vie.

Les problèmes durent

Le 10 septembre, je reçois un mail des supérieurs de la dame : une enquête de satisfaction. Je ne me démonte pas : je dis que c’est bien, mais qu’il y a ces deux problèmes. Ils me répondent, demandent plus de détails, et me disent que ça va être réglé (18 septembre).

5 novembre. Toujours rien de réparé. Je relance la supérieure. Le 8 novembre, je reçois une réponse : ils ont rappelé à notre contact (la dame incompétente) qu’il fallait réparer notre support de douchette.

Par contre, pour la boîte aux lettres, je suis obligée de vous copier-coller la phrase réponse : « The letterbox lock is open so that all of you can get access to the mail:) ». C’est du foutage de gueule ou bien ? Je veux dire… il y a d’autres moyens pour que nous ayons tous accès à notre boîte aux lettres. Je ne sais pas moi… Installer une serrure et nous donner la clef ? Ça peut être une bonne option, non ? Parce que là oui, c’est sûr, on n’y a tous accès, mais pas que nous en fait : tout l’immeuble y a accès !

Finalement, le 15 novembre : oh magie, le réparateur est là et il répare le support de douchette. La boîte aux lettres reste un mystère non élucidé.

On revient à l’ampoule

Pour en arriver au 27 novembre. Je fais la cuisine et je vois la lumière qui commence à clignoter, puis s’éteint. L’ampoule a claqué (je ne suis pas électricienne, mais je peux garantir à 99,9% la véracité de cette affirmation). J’envoie un mail à notre charmante dame incompétente. « Le réparateur passera dans la semaine. »

J’ai demandé à ce que ce soit plus rapide qu’avec la douche.

4 décembre. La semaine est passée, le réparateur non. Je renvoie un mail, un peu plus énervée, expliquant que ce n’est pas très pratique de cuisiner dans le noir (on n’a pas de fenêtre dans notre cuisine). J’attends la réponse.

ISIC, carte étudiante internationale

28.11.2018

Je me suis enfin décidée à acheter mon ISIC (carte étudiante internationale) parce que ma carte étudiante lituanienne n’arrive pas (oui, ça fait 3 mois que j’attends, ils ont quelques soucis de production).

Je me renseigne auprès de ESN Vilnius University. Ils s’occupent des étudiants internationaux et sont vraiment géniaux. Ils sont très rapides à répondre et sympas qui plus est.

Je reçois donc ma réponse : « ISIC you can buy in Gedimino str. 1. 2 floor, the company is called Kiveda. Also you can visit ISIC site. There are more options for sure. »

Je me rends donc sur le site et complète un formulaire en ligne. À l’écran, il s’affiche que je peux récupérer ma carte à Kiveda. Je vais à Kiveda.

Les gens sur qui je tombe sont désagréables au possible. En fait, la carte n’est pas prête, ils doivent la produire. Je n’ai pas tout compris. J’attends et quelques minutes plus tard, voici ma carte. La dame me dit « Ten euros ! ». J’explique que je n’ai pas besoin du titre de transport donc que normalement je dois payer 9 €. Elle me rabroue « Yes, it’s what I said : 9 €. ».

Je paye et me dépêche de partir. Au moins j’ai une carte pour prouver mon statut étudiant.

Visa pour la Russie – 1er épisode

29.11.2018

C’est décidé, au mois de janvier, je pars en Russie. Au programme : Moscou, Saint-Pétersbourg et Kaliningrad (si quelqu’un a des conseils sur ces destinations, c’est bienvenu 😊).

Mais pour aller en Russie, il faut d’abord obtenir son visa. Partout, tout le monde dit que c’est très compliqué de rassembler tous les documents soi-même. Bah, en réalité, ce n’est non plus pas la mer à boire.

La liste des documents, pour moi, française en Lituanie, en 2018 :

  • Mon passeport avec minimum 2 pages vides et une copie de la page avec ma tête, mon nom, etc.
  • Un formulaire en ligne, rempli, imprimé, daté, signé et où on colle une photo d’identité
  • Une lettre d’invitation en Russie, ou « voucher »
  • Une assurance qui couvre les frais médicaux et le rapatriement
  • Et comme je suis française : le document qui certifie que j’ai le droit de résider en Lituanie jusqu’au mois de juin (celui que j’ai récupéré aux services d’immigration)

J’apporte tous mes documents au centre de demande de visa. La dame du guichet regarde mes documents. Tout est bon, sauf celui qui certifie mon droit de résider en Lituanie. Il est en lituanien, il faut le traduire en russe.

Le bureau de traduction

Je vais donc directement au bureau de traduction situé dans la Poste Centrale (Gedimino pr. 7), à gauche après l’entrée. Une Lituanienne me l’a conseillé. Oui, la 1re fois que j’ai dû traduire des documents du français en lituanien pour les services d’immigration, j’ai payé 49 € pour 2 pages. Un peu abusé.

Je présente mon document à traduire en russe au monsieur. Il le regarde. Il me demande si je suis française (à cause de mon nom, Delcroix), puis si j’ai déjà une traduction de mon nom en russe. Euh… pour le coup, non !

Moyennant 8 €, je pourrais récupérer ma traduction le lendemain.

Je demande s’il a besoin de ma carte d’identité ou de mon passeport pour mon nom. « Non, non, je me souviendrais de vous, c’est bon. »

Et le lien vers la chronique suivante. Si vous avez des questions, n’hésitez pas, les commentaires sont là pour ça ! 😉

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