La route de l’EuroVelo 12, la mer du Nord à vélo

Panneaux de direction pour les itinéraires cyclables

Le cyclotourisme, ça vous parle ? En résumé, le cyclotourisme, c’est de la randonnée à vélo. On accroche des sacoches à une bicyclette, on emmène toutes ses affaires dans ces sacoches et on part ! Le lien avec l’EuroVelo 12 ? C’est un itinéraire de cyclotourisme qui longe la Mer du Nord (une Véloroute).

La Mer du Nord le long de l'EuroVelo 12

La Mer du Nord le long de l’EuroVelo 12

Pour vous faire une meilleure idée de l’itinéraire complet, je vous conseille de vous rendre ici. Pour notre part, nous avons seulement parcouru une partie : de Dunkerque en France à Bunde en Allemagne. 8 jours de vélo et 1 jour de repos.

Sur les vélos : mon père, ma sœur et moi-même. Ma mère était aussi du voyage : elle était en voiture, comme ça elle pouvait venir nous chercher au moindre problème. Pour l’occasion, la voiture était en effet, équipée d’un porte-vélo.

Petite précision : c’était ma première randonnée de ce type, de même pour ma sœur. Mon père avait déjà fait un tour de l’Aisne (le département Français) à vélo étant plus jeune. Mais disons que dans l’ensemble, nous n’étions pas au top de nos performances sportives avant le départ 😉

Itinéraire réalisé

L’itinéraire que nous avons parcouru n’était pas exactement l’EuroVelo 12. Normalement, il n’y a pas de tronçons en France, or nous somme partis de France. De temps à autres, nous avons dévié de l’itinéraire pour diverses raisons (pour rejoindre notre hébergement par exemple).

Le phare de Nieuwpoort, rouge et blanc, avec des moutons à son pied

Le phare de Nieuwpoort en Belgique est le premier phare construit sur le continent européen.

Le découpage de l’itinéraire s’est fait comme suit :

  • 1er jour : Leffrinckoucke, France – Ostende, Belgique (environ 45 km)
  • 2e jour : Ostende, Belgique – Flessingue, Pays-Bas (environ 70 km)
  • 3e jour : Flessingue – Renesse (environ 45 km)
  • 4e jour : repos (traversée en voiture de Renesse à Haarlem)
  • 5e jour : Haarlem – Bergen aan Zee (environ 45 km)
  • 6e jour : Bergen aan Zee – Anna Paulowna (environ 45 km)
  • 7e jour : traverséee de Anna Paulowna à Pieterburen en voiture, puis Pieterburen – Bierum (environ 35 km)
  • 8e jour : Bierum, Pays-Bas – Bunde, Allemagne (environ 50 km)

La voiture nous a permis d’éviter les zones les plus industrialisées et urbaines.

Pour mieux visualiser, voici une carte :

 

Des histoires de balisage…

Les itinéraires de cyclotourisme sont en général balisés (comme ceux de randonnée pédestre). Mais sur le segment de l’EuroVelo 12 que j’ai parcouru, ce n’était pas vraiment le cas…

La Mer du Nord en arrière-plan de dunes

La mer n’est jamais très loin : voyez à l’horizon, derrière les dunes

En France, aucun balisage. Mais en même temps, le sentier n’est pas censé y passer. Rien d’étonnant en somme. Mais le problème, c’est qu’en Belgique non plus, il n’y a pas de balisage ! Ce n’est qu’à partir des Pays-Bas que le sentier est balisé.

Mais là encore, il faut le trouver, ce balisage. En effet, ce n’est pas balisé sous le nom de EuroVelo 12, mais de LF1 – Noordzeeroute. La LF1 commence à Sluis (frontière Belge) et termine à Den Helder. « Et après Den Helder ? » allez vous me demander. Et bien après Den Helder, il faut suivre la LF10 – Waddenzeeroute (qui n’est qu’une extension de la LF1 en réalité).

Et après la LF10 ? Après la LF10, on arrive en Allemagne, et encore une fois les balisages manquent… Cependant, je ne vais pas trop m’avancer sur le balisage en Allemagne : je n’ai parcouru que quelques kilomètres dans ce pays. Après une courte recherche sur Internet, il s’avère que la D1 semble suivre la mer du Nord en Allemagne.

Peut-être que nous n’avons pas vu certains balisages, mais bon… Il faut dire que même dans les Pays-Bas, les balisages n’étaient pas vraiment exceptionnels. Nous nous sommes perdus à plusieurs reprises. Heureusement que nous avions nos smartphones afin de pouvoir créer des itinéraires adaptés au vélo grâce à Google Maps.

Autre point important : au Pays-Bas, il y a la LF1a et la LF1b ainsi que la LF10a et la LF10b. Cela peut sembler un peu déroutant, mais en fait, c’est simple. Le « a » est pour un sens de parcours, le « b » pour l’autre. LF1b se parcourt du Sud vers le Nord et LF1a l’inverse.

Les paysages le long de l’EuroVelo 12

Une digue avec des éoliennes

Une digue après l’avoir parcouru

Bon, ce n’est pas très étonnant, mais en suivant la route de la mer du Nord… On voit beaucoup la mer du Nord ! Le paysage est très « bord de mer » en somme. L’avantage à vélo, c’est que c’est plat. Enfin… à peu près plat 😉

Certains passages sont d’ailleurs assez amusants : on traverse les dunes (au Nord de Haarlem). Par endroits, il est même demandé aux cyclistes de prêter attention, car certaines pentes sont supérieures à 10 % (d’où la relativité du « plat »…).

On roule aussi dans des forêts et des villes côtières. Et au Pays-Bas, on passe sur différentes digues. Mais à la longue ça devient lassant : les digues sont construites toutes droites, on a donc l’impression de rester sur place, de n’avancer que très peu !

De temps à autres, on a aussi l’occasion d’emprunter un ferry (pour les cyclistes, certains sont gratuits, d’autres payants).

L'intérieur de l'un des ferrys

Un ferry sur le parcours

Le circuit est tout de même bien pensé, car il évite les agglomérations, privilégiant la nature et l’usage de pistes réservées aux cyclistes. Ça change donc de la randonnée du Mur d’Hadrien l’année dernière où nous longions sans cesse la route ! Par conséquent, on peut y croiser des animaux assez régulièrement : moutons, chèvres, vaches (aussi des vaches Highland !), et même un crapaud, etc.

Cependant, l’EuroVelo 12 a parfois un petit côté agaçant : notamment aux Pays-Bas, certains coins sont très touristiques (pour les Néerlandais et les Allemands avant tout). Alors si vous pensiez être seul, vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu’au coude !

Soit dit en passant : attention, aux Pays-Bas, dans certaines réserves naturelles, l’entrée est payante.

Le temps : soleil, nuages, pluie ?

Nous avons eu du beau temps dans l’ensemble : les marques de bronzage sont bien présentes ! 😃

Mais, au bord de la mer, le temps change rapidement. Une matinée maussade peut très rapidement se transformer en après-midi ensoleillée. Et vice et versa. On ne connaît jamais vraiment le temps à l’avance.

Une section du sentier avec de nombreux cyclistes

Par endroits, le sentier est très fréquenté

Une fois, nous avons eu une très grosse pluie. Nous nous sommes arrêtés dans un café, dégoulinants, histoire de prendre une boisson chaude. Nous avions des serviettes sur nous pour nous sécher. Et nous avions quelques vêtements de rechange. En reprenant la route, nos vêtements ont terminé de sécher (entre-temps le soleil avait daigné pointer le bout de son nez 😉).

Excepté cet évènement, les pluies n’étaient que de courte durée (un simple K-Way servait à les contrer).

Cependant, en général, le soleil tapait fort. La crème solaire a été salvatrice, tout comme l’après-soleil. Cela peut sembler étonnant, mais je pense que l’endroit où nous avons eu le plus de coups de soleil, ce sont les mains ! (Pensez donc à les protéger 😉).

Questions d’organisation

Mais un vélo, ça se casse, non ?

Les dunes le long du chemin

Les dunes le long du chemin

En une grosse semaine de vélo à haute dose, un vélo ne se casse pas vraiment… Personne n’a crevé. Papa a remporté la palme d’or du déraillement avec *roulement de tambour* 2 déraillements, Yseult (ma sœur) termine à la 2e place avec 1 déraillement, et pour ma part 0 déraillement, donc je ne sais pas vraiment si je peux être classée… 😄

Ma sœur a eu quelques problèmes avec son panier… que nous avons finalement fixé avec des tendeurs sur le porte-bagage.

Et puis il faut prendre beaucoup de choses avec soi !

Ah bah ça, c’est sûr hein ! Nous partons à la journée. Alors vraiment… je pense que nous aurions dû louer un sherpa avec nous !

Trêve de plaisanterie : pas tant que ça. Nous avions une sacoche double sur mon porte-bagage, un panier sur celui de ma sœur et c’est à peu près tout.

Le contenu des sacoches ? Quelques habits de rechange, de quoi manger, boire, des serviettes pour se sécher, une trousse de réparation pour les vélos, une trousse de premiers secours, et puis le petit matos qui peut toujours servir (lampe de poche, ficelle, papier absorbant, batterie de secours pour les téléphones, etc.).

Des biches et leurs faons le long de la route

Des biches et leurs faons le long de la route

Et les hébergements dans tout ça ?

Nous avions organisé le voyage de sorte à pouvoir trouver les hébergements la veille, ou que notre mère les recherche le jour même. Parfois, dans les endroits les plus touristiques, la tâche s’est révélée un peu ardue : début août, c’est aussi la période de vacance des Néerlandais.

Mais en partant avec du matériel de camping (tente, duvet et matelas) les logements sont beaucoup plus disponibles. En effet, beaucoup d’hébergements avaient de la place dans le camping, mais pas dans l’hôtel/B&B.

L’article touche à sa fin, plus que quelques photos à contempler. 😉 Si vous avez des questions relatives à l’EuroVelo 12 / la Noordzeeroute (LF1) / la Wadenzeeroute (LF10), au cyclotourisme ou n’importe quel autre sujet en relation avec cet article, n’hésitez pas à mettre un commentaire ! 😉

Quelques photos pour terminer

Une ancienne banque reconvertie en café à à Termunterzijl (Pays-Bas)

Le cyclotourisme, c’est aussi l’occasion de trouver des endroits insolites, comme cette ancienne banque reconvertie en café à Termunterzijl au Pays-Bas (café Teetied)

Escalier pour accéder au point de vue sur la dune

Escalier pour accéder au point de vue sur la dune

La lune brille au-dessus des dunes

Le soir, la lune brille au-dessus des dunes

Des goélands volent, la lune en arrière-plan

Les goélands dans le ciel rappellent l’omniprésence de la mer

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