Petite histoire de la Route Nationale 7 ou N7

Une réclame pour Chevrolet le long de la Nationale 7 © Clara Delcroix

La Route Nationale 7 est l’une des routes mythiques de France. Du parvis de Notre-Dame à Paris jusqu’à Menton (la frontière italienne), c’était la route des vacances des années 50 et 60 !

La Nationale 7, c’est la route des vacances dans les années 50 et 60. Des flopées de familles et d’auto-stoppeurs l’ont empruntée. Cette route, aussi nommée RN7 ou N7, c’est un peu notre Route 66.

La N7, longue de 996 km, relie Paris à Menton, à la frontière italienne. C’est une sorte de lien entre 2 univers : la France septentrionale (et sa langue d’oïl) et la France méridionale (et sa langue d’oc).

Enfin, j’écris au présent, mais je devrais écrire au passé. Car avec l’apparition des autoroutes, la Nationale 7 n’existe plus. Certes, des morceaux subsistent, mais il faut désormais suivre des départementales ou autres nationales.

Dans les années 30, les hôteliers ont aussi popularisé le terme de Route Bleue pour parler de la N7. Mais en réalité, la Route Bleue désigne uniquement le tronçon Roanne-Menton de la N7.

Signe de son importance : en 1955, Trenet compose une chanson sur la Nationale 7 (chanson qui s’intitule très sobrement Nationale 7).

L’histoire de la Nationale 7

Si on remonte aux origines de cet axe routier, on arrive à l’antiquité et aux voies romaines. Le tracé de la partie Sud est très ressemblant à ces dernières (qui reliaient alors Lugdunum, l’actuel Lyon, à Rome).

C’est sous Napoléon Bonaparte et le 1er Empire qu’est plus ou moins créé l’itinéraire de la N7. Sous le nom de RI8 (Route Impériale 8), il assemble le Grand Chemin de Paris à Lyon, la Route royale de Lyon à Marseille et la Route royale d’Aix à Nice. Ne manque plus que la portion Nice-Menton !

Pendant la Restauration, le n°7 lui est finalement attribué. Louis Becquey ordonne un nouveau numérotage des routes royales en 1824 : la Route Impériale 8 sera désormais Route royale n°7, de Paris à Antibes, et en Italie, par Nice.

La N7 se verra attribuer le patronyme de Route impériale n°7, et enfin de Route Nationale n°7 au gré des changements de régime.

Mais au point de départ, la route est peu empruntée : le train est plus commode pour voyager. Et ce, même au début des congés payés en 1936. Toutefois, après la Première Guerre mondiale, les routes sont toutes goudronnées, permettant un accroissement du nombre d’automobilistes.

Le tourisme est le principal essor de la Nationale 7, qui connut son apogée dans les années 50 et 60.

Notre road-trip sur la N7

Nous avons décidé de retracer le parcours de la Nationale 7 en 2018, soit une soixantaine d’années après son apogée.

Et pour ne pas faire d’anachronisme, interdiction d’utiliser Google Maps / Plans / Waze ou tout autre système de guidage. Nous avons pris des cartes d’époque où la Nationale 7 est encore indiquée. Dommage, ce ne sont pas des cartes Michelin ! Mais bon, on peut pas tout avoir. 😉

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