Jour 1 sur la RN7 : de Lille à Montargis

La réclame est courante le long de la N7 © Clara DelcroixLa réclame est courante le long de la N7 © Clara Delcroix

Premier jour sur une route qui a marqué des générations de vacanciers : la Route Nationale 7. Au départ de Lille, nous nous rendons jusqu’à Montargis, l’une des plus grosses étapes !

Le départ : Lille

C’est le grand départ ! Il est à peu près 10 h lorsque le moteur vrombit. À peine 2 minutes que nous sommes en voiture, je m’exclame : «J’ai déjà chaud !» Eh oui, ce 6 août le thermomètre de la voiture va monter jusqu’à 37 °C.

Exception à la règle que nous nous sommes fixée (à savoir : utiliser uniquement des cartes d’époque pour nous orienter) : jusqu’à Paris, nous avons un GPS (avec l’option « éviter les autoroutes »).

Pour aller à Paris, on mettra donc plus de 4 h aujourd’hui. D’habitude, ce sont 2 heures de voiture ou 1 h de train. C’est donc un chouïa plus long.

Mais en même temps, on profite du charme de la campagne et des villages et villes traversés. On passe dans Arleux, où certaines échoppes proposent déjà de l’ail fumé.

En empruntant les nationales, on profite davantage du paysage © Clara Delcroix

En empruntant les nationales, on profite davantage du paysage © Clara Delcroix

Quelques dizaines de minutes plus tard, fini le Nord, au revoir le Pas-de-Calais, nous voici en Somme. On traverse des villages. Dans l’un d’eux, des fanions sont suspendus en travers des rues. Ça a un petit côté ancien, voire pittoresque.

Certaines portions de route sont désertes, d’autres plus agitées, mais au niveau sonore, c’est très calme. Même les fenêtres grandes ouvertes (il faut bien ventiler !), on s’entend tous parler. L’avantage de rouler à 80 km/h au lieu des 130 km/h de l’autoroute.

Nous traversons un champ d’éoliennes en construction. Impressionnant de voir le nez des éoliennes (le moyeu) ! Au ras du sol, il paraît vraiment énorme.

Petit-à-petit, les réclames commencent à apparaître sur les murs et les platanes à longer la route.

L’Oise est dépassée, nous voici en Île-de-France.

Arrivée en banlieue parisienne

Nous traversons le Val-d’Oise et la Seine-Saint-Denis avant d’arriver à Paris. Par moments, je pense que nous allons devoir prendre l’autoroute. Mais non ! Zones industrielles et autres nationales longeant l’autoroute permettent de l’éviter.

À mesure que la capitale approche, la conduite est plus nerveuse. Aux feux tricolores, il faut démarrer au quart de tour, au risque de se faire klaxonner…

Paris – km 0

Le parvis de Notre-Dame : km 0 de la N7 © Yseult Delcroix

Le parvis de Notre-Dame : km 0 de la N7 © Yseult Delcroix

Officiellement, la Nationale 7 débute sur le parvis de Notre-Dame, comme toutes les nationales de France. C’est donc un passage obligatoire.

Direction ensuite la porte d’Italie, seule porte de Paris à porter le nom d’un pays étranger. Étrange ? C’est pourtant la destination finale de la Nationale 7.

Traverser Paris, me direz-vous, un enfer ! Sauf que nous sommes au mois d’août : le seul mois de l’année où Paris est déserte. Les Parisiens la délaissent pour se rendre en vacances. Ainsi, pas d’embouteillage notable (excepté à la Porte Saint-Martin, et encore…).

Val-de-Marne (94) – D7

Dans le Val-de-Marne, nous apercevons l’entrée art-déco du cimetière de Thiais (pas franchement ma tasse de thé…). 😄

Peu après avoir dépassé l’aéroport d’Orly, on peut remarquer une réplique du Concorde (à l’échelle 1/2). Nous voici donc dans l’Essonne.

Essonne (91) – N7

Nous continuons notre périple à Juvisy-sur-Orge (avec sa pyramide et son observatoire), peu de temps avant de voir surgir la pagode Khánh Anh sur le côté de la route (la plus grande pagode de France !).

Le Coudray-Montceaux et son garage Meznarie (une référence pour les sports mécaniques dans les années 60 et 70) marquent la fin de l’Essonne.

Le garage Meznarie © Clara Delcroix

Le garage Meznarie © Clara Delcroix

Seine-et-Marne (77) – D607

En Seine-et-Marne, on note surtout la forêt de Fontainebleau.

Loiret (45) – D2007

Le Loiret sera le dernier des 10 départements traversés aujourd’hui.

Sur le bas-côté, à Ferrières-en-Gâtinais, trône la chapelle Notre-Dame-de-la-Route, construite en 1954 pour protéger les automobilistes de la N7.

Montargis – km 118

À Montargis, nous nous rendons à l’office de tourisme. Il nous faut un hébergement et 2-3 renseignements.

La spécialité du coin, ce sont les pralines, notamment celles de la maison Mazet. La dame de l’office de tourisme est très gentille. Elle nous explique comment nous y rendre, et nous donne un plan où elle marque ce lieu d’une croix.

Autre question : où se trouve le musée de la Nationale 7 ? C’est un peu plus loin, dans un hôtel. Tiens, justement, on avait besoin d’un hôtel !

Le Brit Hotel, qui contient le musée de la N7 © Clara Delcroix

Le Brit Hotel, qui contient le musée de la N7 © Clara Delcroix

Tout carré, tout seul sur le côté de l’ex N7, le Brit Hotel a un petit côté américain de l’extérieur. Juste à côté, c’est le Relais du Miel, où divers produits régionaux sont vendus. Particularité de la bâtisse : ce serait le plus gros établissement en vrai toit de chaume d’Europe.

Le musée de la Nationale 7 se trouve dans l’hôtel. Mais on devrait plutôt écrire « musée » (avec les guillemets). C’est davantage un amoncellement de divers objets en lien avec la N7 qu’un véritable musée…

Le "musée" de la Nationale 7 © Clara Delcroix

Le « musée » de la Nationale 7 © Clara Delcroix

S’y côtoient une pompe à essence, une mobylette, deux vieilles voitures (dont une Renault Dauphine), de nombreuses miniatures de voitures, des bornes kilométriques de la RN7, etc. Amusant à voir, mais pas un musée d’après moi !

Autre détail plaisant : les chambres sont nommées d’après des villes de la N7. Ce soir, je dormirai donc à Bessay-sur-Allier.

Et c’est justement l’heure pour moi d’aller dormir. 😌

L’étape suivante, de Montargis à Nevers.

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