Mes-aventures lors du baccalauréat

Une pile de livres avec un pomme rouge au-dessus

Le baccalauréat… que d’aventures ! Ou de mésaventures… je ne sais pas vraiment. Je vous avais déjà parlé de mes techniques pour se changer les idées pendant le bac blanc. Cette fois-ci, je vais vous parler du bac, du vrai bac.

Je ne sais pas pourquoi, mais lors du bac, alors que tout devrait se passer comme d’habitude, rien ne se passe comme prévu

Juste pour situer un peu le contexte, cette année, je passais à la fois mon baccalauréat et mon Abitur (le baccalauréat allemand). Du coup, au lieu d’avoir une semaine d’épreuves, j’ai gagné le gros lot… 1 mois d’épreuve ! Eh oui, pendant tout le mois de juin, les épreuves pleuvaient (alors que le soleil brillait et le mercure dans les thermomètres montait). Les pressions (atmosphérique et artérielle) grimpaient elles aussi ! 😉

Du 2 au 29 juin : 27 jours. C’est beaucoup quand on y pense. J’entends déjà Sonia (une autre mondoblogueuse) me dire « Je dis oh chez vous ça dure combien d’années l’épreuve du bac ? J’ai l’impression que ça fait 10 ans que tu composes ?! 😅 » Bon, tu n’as pas tout à fait tort Sonia… 😉

Le baccalauréat, ça commence un an avant le bac !

Je ne sais pas comment ça se passe dans vos pays, mais en France, nous avons ce que nous appelons « les épreuves anticipées« . Anticipées. Ça veut dire qu’on les passe plus tôt. Et ce « plus tôt » signifie 1 an auparavant.

Tout le monde passe donc l’épreuve de français en 1re. De plus, les séries L (littéraire) et ES (économique et social) ont une épreuve de sciences au programme.

Ainsi, les (més)aventures commençaient pour moi, dès l’année dernière.

17 juin 2016 – Français

Première épreuve du bac : le Français. Comme on le dit tout le temps, il faut arriver avec 1/4 d’heure d’avance. 6h30, mon réveil sonne. Étonnement, je ne suis pas vraiment fatiguée (et ce, malgré les difficultés pour m’endormir la veille au soir).

7h15, je pars de chez moi. Quelques instants plus tard, je suis à l’arrêt de bus. Ligne 13. Couleur : rose. Direction : Villeneuve d’Ascq – Hôtel de Ville. Il pleut et je n’ai pas vraiment envie de marcher les 10 minutes qui me séparent du métro.

7h25 – arrivée à la station de métro. Ligne 2. Couleur : rouge. Direction : C. H. Dron. Jusque-là tout va bien. Enfin, le métro est envahi de profs, ça sent le bac 😉

7h35 – j’arrive à Porte de Douai, la station de métro la plus proche de mon lycée. Ouf, j’y suis. Désormais, il ne peut plus rien m’arriver. Il n’y a pas eu de panne de métro, pas de grèves, pas d’accident. Yes !

Sauf que…

Il pleut toujours… et même plus qu’avant (oui, je n’habite pas dans le Nord pour rien…). Je ne vais pas marcher les 5-10 minutes à pied jusqu’au lycée ! Allez, j’emploie la technique des jours de grosse flemme : je vais prendre le bus jusqu’au lycée ! 😃

Je fais attention. Ligne 57. Couleur : violette. Direction : Lesquin-Verdun. Good. Je patiente. Le bus démarre. Dans 3 minutes, je suis au lycée. Sauf que… le bus a changé sa destination lorsque j’étais dedans sans en avertir les passagers (ça n’arrive jamais normalement, mais c’est bien ça le problème : normalement…). Je suis en train de me rendre à l’opposé de mon lycée. Gros coup de stress.

Et dire que c’était arrivé à une amie il n’y a même pas une semaine. On s’était tous bien moquée d’elle. Moi y comprit. Rira bien qui rira le dernier…

Le prochain arrêt de bus : Porte de Valenciennes. Okay, ça devrait le faire. Porte de Valenciennes, c’est aussi une station de métro. Je descends donc du bus à cet arrêt. Je reprends le métro jusqu’à Porte de Douai (1 arrêt, c’est rapide). Et je me décide à me rendre à pieds au lycée. Sous la pluie battante cette fois.

7h45 – arrivée au lycée. Je suis trempée, mais à l’heure. Heureusement, je vais pouvoir me sécher rapidement à l’intérieur. Que nenni ! On a attendu 15-20 minutes à l’extérieur que quelqu’un vienne nous ouvrir la salle…

Ce fut ma première épreuve de bac. Au final, je m’en suis sortie avec une note de 19/20, donc vraiment, pas de quoi me plaindre 😉

Une année de Terminale chargée

15 mai 2017 – Expression orale d’anglais LV2 (langue vivante 2)

Bon d’accord, j’ai menti. Les épreuves du bac cette année ne se sont pas déroulées seulement sur le mois de juin. On a eu les épreuves de sport au cours de l’année (en novembre, puis en février et en mai). De même, la compréhension orale en anglais a eu lieu en février/mars et l’expression orale en mai.

Ici, je parle de l’expression orale. Pour cette épreuve, 3 thèmes sont possibles :

  • Myths & heroes (mythes et héros)
  • Locations & forms of power (lieux et formes du pouvoir)
  • Spaces & exchanges (espaces et échanges)

On tire au sort. C’est bien ma veine. Je n’ai jamais eu de chance à ce genre de choses. Je prie intérieurement pour avoir Myths & heroes. Un dé rouge devant moi. 1 ou 4 = Myths & heroes. 2 ou 5 = Spaces & exchanges. 3 ou 6 = Locations & forms of power.

Allez, surtout pas Locations & forms of power. Myths & heroes… 1 ou 4… Myths & heroes.…

6… Oh noooooon… Ce n’est pas Myths & heroes

Pourquoi on ne joue pas au dada ? Vous savez, les petits-chevaux ? Pour sortir un cheval, il faut 6…

Peut-être pas si terrible que ça, non ?

Je me rends dans la salle pour la préparation de mon oral. Okay, je n’ai pas Myths & heroesMais j’ai quoi à préparer en fait ? Mer** ! Je ne sais plus quel est le thème. Je me suis tellement focalisée sur ce que je n’avais pas, que je n’ai pas fais attention au sujet désigné.

Bon. Réfléchissons. Dans l’ordre de l’année. Si c’est logique, les chiffres doivent être dans l’ordre de l’année. En 1er, on a vu Myths & heroes. Donc 1 et 4. En 2e, c’était Locations & Forms of power, donc 2 et 5. Et enfin, en 3e, Spaces & Exchanges donc 3 et 6. Donc j’ai Spaces & Exchanges.

10 minutes de préparation : c’est parti. Je termine un peu en avance. Bon, je vais quand même commencer à préparer Locations & For… « Clara ? Let’s go ?! » Bah, je ne prépare pas le 2e en fait. J’espère ne pas m’être trompée dans le sujet ! Et bah si, je me suis trompée… 6, c’était Location & Forms of Power. Me reste à improviser, hein !

Finalement, il me semble m’être plutôt bien débrouillée. Au moins, cela avait l’avantage d’être spontané ! Ça, aucun problème 😃

6 juin 2017 – Histoire et géographie Abibac

En Abibac, nous avons certaines épreuves qui sont différentes des autres bacs. L’épreuve d’histoire et de géographie est uniquement en allemand. Nous devons disserter en allemand, avec des thèmes en allemand, et des documents en allemand.

5 h d’épreuve à la place de 4 h pour le bac traditionnel. Et le droit d’utiliser un dictionnaire unilingue allemand. De plus, l’épreuve a lieu bien avant la « semaine du bac ».

Et cette année, on a eu la chance de composer de 13h à 18h (et non de 8h à 13h), pour le bonheur des uns, et le malheur des autres. Bref. Je ne prépare pas mes affaires la veille, de toute façon, c’est l’après-midi : j’aurai tout mon temps le matin.

Grossière erreur de ma part

11 h du matin. Incapable de retrouver ma convocation et ma carte d’identité (pour cette dernière, à défaut, je sais où se trouve mon passeport). À 12h15, je dois absolument être partie. Et je dois encore manger…

Je suis dans tous mes états. Imaginez ! Cette épreuve, c’est celle que je redoute le plus ! L’histoire et la géographie n’ont jamais été ma tasse de thé. En plus, en allemand. Quelle idée… j’ai déjà dû vous raconter la fois où j’ai placé le Japon en Inde, en 4e, je crois… je me suis tout de même améliorée depuis, mais bon.

Nous retournons (ma mère, mon père, ma sœur et moi) toute la maison, de fond en comble. Mais je ne trouve toujours pas cette fichue convocation. Pourquoi je n’ai pas préparé mon sac la veille ? Pourquoi le jour de cette épreuve, évidemment ? Et le temps défile, l’heure fatidique se rapprochant de plus en plus. Au final, merci Maman. La convocation est à proximité de mon sac.

Je mange, passeport en poche, convocation dans le sac désormais. Pour m’aider, ma mère me conduit en voiture. Mais avant de partir, elle jette un œil dans la voiture de mon père. Et, oh miracle, moi qui affirmait haut et fort à tous qu’elle ne pouvait se trouver là… ma carte d’identité est bien dans la voiture !

Tout est bien qui finit bien. J’arrive en temps et en heure. Je m’en tire avec une belle frayeur et une bonne montée d’adrénaline.

29 juin 2017 – Oral d’allemand Abibac

Cette fois, rien ne m’arrivera. Promis juré. Mon oral est à 10h30. Cette fois, j’ai préparé mes affaires la veille. J’ai bien ma carte d’identité et ma convocation. Je ne vais pas me rendre au lycée en bus ou en métro, comme ça ni panne, ni grève, ni rien. J’irai à vélo.

Mon vélo a été volé il y a quelques semaines, devant le lycée justement. Depuis, j’ai un peu retapé le vieux vélo Peugeot de ma maman (plus de 40 ans tout de même, le vélo… ma mère, elle, est un peu plus vieille 😉). Elle ne l’utilise pas ce vélo de toute façon. Et en plus il roule bien.

Tout est parfait, ou pas…

Le matin, je me réveille à 8 h 30 (oui, je prévois du temps au cas où, on ne sait jamais). Vers 9h45 me voilà en route. Sur le vélo, j’entends un étrange tac tac tac. Je fais une centaine de mètres et décide de m’arrêter : mieux vaut maintenant que plus tard. J’observe. Roue avant : OK. Roue arrière : le pneu est sorti de la jante (j’avais déjà eu une fois le problème avec ce vélo).

Je décide de rentrer chez moi. Sauf que pour rentrer, je fais rouler le vélo… ce que je n’aurais jamais dû faire. À peine 20 m plus loin, je commence à entendre tchhhhh. Eh merde… j‘ai crevé en plus maintenant… donc vraiment totalement inutilisable, je n’ai plus le temps de réparer tout ça.

En chemin, j’appelle ma mère : c’est bon elle me conduira jusqu’au métro. De retour à la maison, on se met en route, en voiture cette fois-ci. Au final, elle me conduit jusqu’au lycée (on ne sait jamais, hein, une panne de métro, une grève ou quoi que ce soit : c’est plus sûr comme ça !). Arrivée avec 1/4 d’heure d’avance : parfait !

Une ‘tite conclusion ?

Avec toutes ces (més)aventures lors du baccalauréat, j’ai retenu quelques leçons que je partage gracieusement avec vous :

  1. On ne vous le répétera jamais assez : préparez vos affaires la veille, même si l’épreuve a lieu l’après-midi : ça vous évitera de belles frayeurs.
  2. Checkez vos moyens de transport : vérifier votre vélo la veille, et puis faites attention aux directions des bus, métro, etc. Le mieux : toujours prévoir un plan de secours.
  3. Évitez d’avoir trop de flemme le jour du bac : mieux vaut marcher 500 m que de se retrouver dans un bus qui part dans la direction opposée.
  4. Toujours prévoir du temps, beaucoup de temps. Ce temps m’a été utile, même si je n’y croyais pas vraiment au début.
  5. Restez zen. Bon, ça, c’est plus facile à dire qu’à faire. Mais je le précise quand même, sait-on jamais 😉

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