Un an après mon arrivée sur Mondoblog — Partie 3 : on parle cuisine !

La cuisine et moi, une grande histoire d’amour… J’ai débuté à cuisiner très jeune, vers mes 7 ans. S’en est suivi l’émergence d’un projet familial : La cuisine de Mémé Moniq (consultez ma page À propos pour plus d’informations à ce sujet). Grâce à Mondoblog, j’ai pu approfondir ma culture culinaire en découvrant la cuisine africaine !

Cela fait désormais 1 an et quelques mois que j’ai débarqué sur Mondoblog. Outre l’apprentissage du blogging, Mondoblog c’est aussi beaucoup d’autres choses. Je pense à l’aspect humain de la formation, et aussi dans mon cas à la culture générale (notamment sur l’Afrique). Car avant Mondoblog, ma vision du continent africain était empreinte de stéréotypes.

Cet article est le 3e d’une série de 3. Le premier article portait sur des expressions, du vocabulaire africain. Et le deuxième article portait sur quelques points de la culture africaine m’ayant marqué.

Ici, quand je parle de cuisine africaine, je parle avant tout de l’Afrique de l’Ouest. Les blogueurs avec lesquels j’ai eu l’occasion de parler gastronomie habitent en effet principalement cette région du globe : Mali, Côte d’Ivoire, Sénégal, Togo, etc.

Un plat africain

Des tiges de mil

Le mil aussi dit millet

De ce que j’ai pu observer, les plats africains sont souvent composés de la même manière : une céréale (à Madagascar du riz, mais ce peut être du mil, du sorgo, etc.) souvent cuite de manière très simple (à l’eau) et accompagnée d’une sauce.

Parfois, la céréale est remplacée par un tubercule (manioc, igname, etc.). La sauce contient légumes, viandes et/ou poisson, aromates, épices : c’est elle qui apporte les saveurs au plat.

Autre point important : dans la cuisine africaine, les quantités et les temps de cuisson sont parfois peu exacts… voire illusoires. Certains plats sont habituellement réalisés en très grandes quantités : une famille de 10 personnes, voire parfois plusieurs familles.

En parlant des épices, il faut bien comprendre le concept « épicé à l’africaine« . Je me rappelle d’une anecdote lors de la formation Mondoblog.

Un champ de sorgho

Le sorgo aussi orthographié sorgho

Il y avait plusieurs sauces sur la table et je ne savais laquelle choisir (mon palais de jeune française n’étant pas vraiment habitué au feu du piment). Je me suis décidé à demander à Lucrèce, Béninoise qui vit désormais au Sénégal, elle aussi mondoblogueuse. Elle m’indique une sauce verte. « Prends celle-là, elle est douce. »

Je me souviendrai longtemps de la douceur de la sauce africaine. *WOW ! Ça arrache !* me crie une petite voix au fond de moi. C’est ça le concept d’épicé à l’africaine : ce qui est doux pour un Africain ne l’est, en général, pas pour un Européen.

Mes premiers pas dans la cuisine africaine

J’ai commencé à découvrir la cuisine africaine avec Fatouma du Mali (Faty pour les intimes😉). Elle m’a fait découvrir le Tukasu, plat de fête de Tombouctou. Il est composé de boules de blé et, bien évidemment, d’une sauce (à la viande et à la tomate).

Ensuite sont arrivés les alfineta (des beignets de riz maliens). Faty a pour habitude de nous souhaiter bonjour tous les matins dans Facebook. Elle a aussi pour habitude de prendre son thé en photo et de le poster dans Facebook. Un jour, elle l’a accompagné de ces alfineta, ce qui m’a donné envie d’essayer la recette ! 😉

Création d’un groupe sur la cuisine africaine

Mon intérêt croissant pour la cuisine africaine a finalement emporté avec moi ma famille dans cette aventure. Avec ma sœur Yseult et à moindre degré mon père Eric, dans le cadre de La cuisine de Mémé Moniq, nous avons créé un groupe WhatsApp sur la cuisine africaine. Cela nous permet d’échanger sur la cuisine africaine : partage de recettes, d’astuces, etc. Pour rejoindre ce groupe, c’est simple, cliquez ici 😉

Des exemples de mets africains

Les gari sont des boules de manioc fermentées. Elles sont composées de farine de manioc et d’eau. Elles accompagnent de nombreux plats d’Afrique de l’Ouest, salés comme sucrés. En voici une recette.

Une femme porte du gari sur sa tête

Une femme porte du gari sur sa tête

L’atassi ou ayimolou se prépare au Bénin et au Togo (on le retrouve aussi dans d’autres pays, sous d’autres noms). Ce sont des haricots (blancs ou rouges) mélangés à du riz. On l’accompagne parfois de spaghetti ou de gari. Pour une recette, c’est par ici.

Souvent l’atassi est accompagné de n’gbagba, une sauce rouge à base de tomate, comme dans cette recette.

L’attiéké se mange en Côte d’Ivoire. Encore une fois, c’est du manioc. D’aspect, ça ressemble un peu à du couscous. Et pour cause : l’attiéké est de la semoule de manioc. On peut par exemple l’accommoder avec cette recette.

Au Togo, le fufu ou foufou est de la farine (d’igname, de manioc ou encore de plantain) bouillie et pilée. On le consomme accompagné de sauce, de préférence à l’arachide. Par ici pour la recette du fufu et sauce à l’arachide.

Le tchep jen ou thiéboudiène est le plat du Sénégal par excellence. À base de riz, de poisson, de tomates et d’autres légumes, il est souvent considéré comme difficile à réaliser. Une très belle recette étape par étape avec des images est détaillée ici.

Terminons sur ces mets avec le yassa. Le yassa est composé de riz et d’oignons frits. Ainsi on peut réaliser du poulet yassa (yassa au poulet), mais aussi du poisson yassa (yassa au poisson). Il existe beaucoup de recettes de poulet au yassa sur Internet. Je vous propose celle-ci, mais ce n’en est qu’une parmi tant d’autres !

Un verre de jus de bissap

Un verre de jus de bissap

Les boissons

Certaines boissons sont traditionnelles à l’Afrique. Je pense notamment au bissap : du jus d’hibiscus. C’est LA boisson par excellence. J’ai l’impression que tout le monde en raffole ! Personnellement, je n’ai pas encore eu l’occasion d’y goûter. Mea culpa.

En Afrique, certaines boissons ne sont pas inconnues. On retrouve les mojitos (cherchez Samantha, elle ne doit pas être bien loin). Et puis Will doit côtoyer les bières. La THB (pour Three Horses Beer) de Madagascar ou encore l’Awooyo du Togo.

Oh et puis si vous entendez lo veung, c’est que vous êtes en contact avec un Camerounais ! Cela signifie le vin. Mais on essaie de l’écrire tel qu’on le prononcerait là-bas.

Tout à l’heure, je vous parlais de Fatouma et de son thé. Mais ce n’est pas la seule ! Qui ne s’est jamais représenté dans sa tête une caravane de chameaux au milieu du désert qui s’arrête pour prendre le thé ? Certain pays sont mêmes producteurs de thé ! Magascar est de ceux-là. J’en ai rapporté du thé Sahambavy (un vrai délice).

Ainsi dans le groupe sur la cuisine africaine, il nous est arrivé de discuter thé. Ou plutôt infusion : j’y ai appris l’existence du kinkeliba (une plante de la savane).

Des exemples de plats ou de boissons traditionnels de vos pays à partager ? Des idées de recettes que je devrais absolument tester ?

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7 Commentaires

  1. Trop cool, riche et léger ton article. J’ai aimé; Surtout que tu nous as rappelé la malveillance de notre Lucrèce chérie pour la sauce épicée (dont je me souviens) et « lo veung » de Wil. Merci mais vraiment tu devrais goûter le jus de bissap. Il est naturel. Tu vas l’adorer… Bel article miss!

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