2017, année de la génération Z

Une jeune femme, peut-être de la génération Z, tient un smartphone dans sa main

Ces derniers temps, j’ai vu passer nombres d’articles sur le fait que l’année 2017 serait marquée par la génération Z. Les articles anglo-saxons sur le sujet sont en général très formateurs. J’ai souvent un peu plus de mal avec les articles français…

Media & Digital Predictions 2017

Millward Brown est une entreprise filiale de Kantar, la 2e plus grande compagnie d’étude de marché au monde. Aussi, Millward Brown effectue des études de marché afin de conseiller les entreprises au niveau marketing.

Récemment, ils ont publié un article : Media & Digital Predictions 2017 (soit en français, les prédictions pour 2017 au niveau des médias et du digital). En tête d’article, la génération Z.

Entre 1997 et 2011, approximativement 27 % de la population mondiale est née. La génération Z représente à ce jour 2 milliards d’individus. C’est pourquoi la gen Z représente un groupe clef pour les marques.

En effet, les marketeurs (ceux qui travaillent dans le marketing) devront rapidement comprendre les besoins, souhaits et comportements de la génération Z, aussi appelés les post-millenials (et non les millenials comme certains le laissent entendre !) ou les centennials. Toutefois, certaines —rares– entreprises tentent déjà de la faire.

Le contenu développé devra être créatif (vous vous souvenez de mon article sur le manque de créativité à l’école en France ?). Il fera appel à l’imagination et aux émotions des consommateurs de la gen Z. C’est ainsi que les marques réussiront à nous toucher surtout si elles ne cherchent pas à nous vendre mais deviennent des amies 😉

D’après Duncan Southgate, le directeur mondial pour le digital de Kantar Millward Brown, la génération Z ne va pas seulement changer la manière dont les marques communiquent, mais aussi créer des challenges sur leur manière de démontrer leur authenticité et leur transparence au niveau digital.

La plupart des articles qui paraissent actuellement sur la génération Z sont tirés de cet article, les Medias & Digital Predictions 2017 de Millward Brown.

Pourquoi va-t-on parler de la génération Z en 2017 ?

Pour moi, la réponse est assez évidente. Il suffit de calculer. Les plus âgées (nés en 1995) auront 22 ans : les premiers gen Z à avoir fait des études supérieures (Bac +4 ou +5) vont ainsi faire leur entrée sur le marché du travail !

De l’ignorance des Français

Les Anglo-saxons s’y préparent depuis longtemps à ce débarquement de gen Z. Des articles sur le sujet existent depuis biens longtemps à l’étranger (y compris en Asie et parfois en Afrique) comme on peut le voir sur l’un des blogs de mon père : generation-z.fr. Et ces derniers temps, à l’étranger, les articles fleurissent comme des pâquerettes dans un champ au printemps !

Ce qui m’inquiète plus, c’est chez nous, en France. Il est vrai qu’il existe des articles sur le sujet, évidemment… Mais ils sont, comment dire… incomplets ? Les Français confondent tout ! Génération Z, génération C (qui est en réalité seulement une génération Marketing), millenials (or nous sommes les post-millenials, les millenials étant la génération Y), ce sont tous les mêmes pour eux… Les Français n’ont rien compris !

Certains dirigeants d’entreprises français se disent : « Ok, ils vont arriver dans mon entreprise… Mais aucun problème pour moi, je vais faire comme pour les autres, tirer d’eux le maximum de leurs savoirs puis les mater en moins de 2 !« . Ils ne s’attendent certainement pas à la réponse que je vais leur donner lorsqu’ils me mettront des bâtons dans les roues : « C’est bien simple ! Ça ne fonctionne pas comme JE le veux ? Et bien, je quitte ton entreprise ! ».

Je vous vois venir : « Oui, mais si tout le monde n’en fait qu’à sa tête, ça ne pourra jamais fonctionner…« . Sauf que la génération Z va agir comme un véritable rouleau compresseur. Elle va imposer ce qui lui convient.

Un émerveillement sur la génération Y

Le problème, en France, c’est qu’on s’est concentrée sur la génération Y. On s’est dit : « Ah oui, ils sont géniaux ceux-là, ce sont des digital natives« . Hum… Petit problème, non ? Le premier site Web a été créé en 1991, l’e-mail est popularisé seulement à partir de 1994 grâce aux systèmes comme Yahoo! ou Hotmail et les réseaux sociaux apparaissent au début des années 2000…

Digital native, ça ne veut pas dire « qui est né avec le digital » ? Si, justement… Alors excusez-moi, mais malgré ce qu’on dit, les Y ne sont en rien des digitals natives !

De toute évidence, le gros problème avec nous, les Z, c’est que nous avons une manière de penser et d’agir totalement différente de la vôtre… et ce, tout le temps et partout ! À partir de là, difficile pour des « vieux » comme vous de pouvoir nous comprendre…

Cela se voyait encore lors de notre dernière intervention pour Young network’Z, où l’on présentait ma soeur et moi la génération Z avec l’aide de notre père.

Oui, nous sommes capables de nous déconnecter !

Juste une petite réaction à un article du Point sorti hier à propos de la génération Z. Il y est dit : « Simon Sinek propose donc de se déconnecter. D’apprendre à se séparer de son portable le temps d’un restaurant entre amis. Le temps de se réveiller le matin. Le temps de réfléchir. » Mais j’ai un problème avec ce propos… et de me dire : encore un qui parle de nous sans nous connaître !

Nous sommes entièrement capables de nous déconnecter ! Si je le souhaite, pendant les vacances, je peux laisser mon portable de côté pendant plusieurs heures, voire jours (et je ne dis absolument pas que je vais aller sur un ordinateur ou une tablette en contrepartie) ! Et ne pensais pas que je sois la seule…

Être connectée et randonner ?

Lorsque j’ai effectué la randonnée du mur d’Hadrien avec mon père, vous croyez vraiment que j’étais scotchée sur mon portable 24/24h ? Vous voulez rire ? Non, parce que personnellement, je me vois très mal randonner avec mon téléphone dans ma main, surtout lorsqu’il s’agit de grimper sur une échelle par exemple… Et mes mains sont déjà occupées par la carte et la boussole !

Cependant, vous avez tendance à oublier que l’on peut se servir de son smartphone pour d’autres choses : GPS, appareil photo, caméra, montre, guide d’identification des plantes ou des papillons…

En plus, pour tout vous dire, dans le nord de l’Angleterre, il ne fallait surtout pas espérer avoir de la 3G, encore moins de la 4G. La plupart du temps, on était en GPRS ou aucun service… Alors je n’envisage pas trop ce que j’aurai pu faire sans connexion (autre que les activités citées ci-dessus)…

Être connectée et courir un cross ?

Autre exemple, quand je vais courir un cross en compétition. Vous pensez réellement que je garde mon portable sur moi ? Non, bien évidemment ! En début d’après-midi, je donne mon smartphone à un prof qui me le rendra après ma course. Et les autres filles de l’équipe font de même ! Ainsi, une fois les portables de côté, le sport peut vraiment commencer : échauffement, chambre d’appel, puis finalement la course 😊

Allez, je m’arrête ici pour le moment. Mais soyez sûrs qu’en 2017, on entendra parler de cette génération Z ! N’hésitez pas à vous abonner à ma newsletter (dans la colonne de droite) pour être au courant de mes derniers propos sur la gen Z 😉

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