Aux origines du mur d’Hadrien

Le mur d'Hadrien, au loin, sur les collinesLe mur d'Hadrien, au loin, sur les collines — Crédit photo : Clara Delcroix

Au nord de l’Angleterre, près de la frontière écossaise, se situe le mur d’Hadrien. Long de plusieurs dizaines de km (117,5 pour être précise), il s’étend par endroits à perte de vue. Il est parfois considéré – à tort- comme la frontière entre l’Angleterre et l’Écosse.

Un vieux mur qui se doit d’être protégé

Origines du mur d’Hadrien

Le mur d'Hadrien au premier plan et à l'arrière-plan, sur la colline de droite

Le mur d’Hadrien au premier plan et à l’arrière-plan, sur la colline de droite — Crédit photo : Clara Delcroix

En l’an 117, l’empereur Hadrien est nommé à la tête de l’empire romain. À cette époque, dans son invasion de l’île Britannique, Rome essaye de conquérir l’Écosse, sans succès. De ce fait, elle crée une frontière entre l’empire romain et l’Écosse (une route). Par la suite, vers l’an 122, Hadrien ordonne la construction d’un mur pour protéger l’empire romain des barbares du Nord : le dit mur d’Hadrien.

L’idée d’Hadrien était de construire un mur traversant l’Angleterre d’est en ouest, d’une côte à l’autre. Hadrien avait un goût de l’architecture très développé.

Grande muraille version Anglaise

Cependant, contrairement à ce que l’on pourrait penser et bien que très ressemblant dans l’esprit, ce n’est pas la grande muraille de Chine qui a guidé la création du mur. Celle-ci a été construite quelque 400 ans plus tôt pour séparer l’empire de Chine de la Mongolie.

De l'herbe a poussé sur le mur d'Hadrien

De l’herbe a poussé sur le mur d’Hadrien — Crédit photo : Clara Delcroix

Pour Hadrien, ce mur de pierre long de 80 miles romains lui permettait d’asseoir son pouvoir au sommet de l’empire romain : il pensait construire la 1re frontière de pierre. Le choix de cette matière permettait de construire une frontière permanente. Mais ce fut interprété comme un signe de faiblesse de l’empire romain. En effet, une frontière permanente, qui plus est en pierres, ne permet pas d’expansion. Avec ce mur, l’empire romain pouvait donner l’impression d’être arrivé au bout de ses capacités

Mur d’Hadrien, mur d’Antonin

Néanmoins, quelques années plus tard, en 142, le mur d’Antonin a été fondé un peu plus au nord, en Écosse. Preuve que l’expansion de l’empire romain était encore possible.

Avec ses 300 tours (dont 80 de défenses principales) et ses 17 camps retranchés, le mur d’Hadrien était bien plus qu’un simple mur : il était vivant. C’est un véritable point de convergence de la vie régionale du début de la construction du mur jusqu’au début du 5e siècle après J.-C. environ.

Au fil du temps, le mur d’Hadrien est oublié et la population le démonte par endroits (des pierres faciles d’accès pour la construction de nouveaux bâtiments !).

Cependant, lors de l’époque victorienne  (19e siècle), certains morceaux du mur ont été reconstruits.

Inscrit depuis 1987  au patrimoine mondial de l’UNESCO, il a été intégré en 2005 comme partie de la frontière transnationale de l’empire romain.

Un pan de mur reconstruit à l'époque victorienne

Un pan de mur reconstruit à l’époque victorienne — Crédit photo : Clara Delcroix

N’hésitez pas à consulter mon 2e article au sujet du sentier de randonnée du mur d’Hadrien

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