Clara Delcroix

Émission sur la génération Z – épisode n°23

Avec ma sœur Yseult et mon père Eric, nous avons lancé une web-émission sur la génération Z. Celle-ci est diffusée en live (pour l’instant) sur Ustream. Après le 22e épisode, retour sur la 23e émission.

Génération Z n°23

Une émission qui débute avec un nouvel exemple de gen Z : Emma Gonzalez (un article dans l’Obs en version papier, mais aussi disponible sur le web), militante dans le mouvement #NeverAgain (pour le contrôle des armes à feu aux États-Unis).

Les liens de la quinzaine

Pourquoi de plus en plus de gens téléphonent-ils en mode haut-parleur ? Une question pertinente ! Pour ma part, je ne trouve ça pas dérangeant de téléphoner en mode haut-parleur, même en pleine rue. Est-ce plus étrange que de téléphoner avec des écouteurs et donc de parler « seul » ? Certains rétorqueront : «Oui, mais c’est indiscret : on entend toute votre conversation !». Est-ce plus indiscret que lorsque je discute avec quelqu’un en chair et en os dans la rue ?
Les raisons évoquées dans l’article : crainte des ondes, effet de mode et envie de faire plusieurs choses en même temps !

Monde du travail

Les entreprises doivent s’adapter à la Génération Z – une étude intéressante, mais des résultats à relativiser : la population étudiée est constituée de 1 000 étudiants de grandes écoles (français et à l’international). Mais parmi tous les jeunes, combien étudient dans une grande école ? Et représenteront-ils la majorité des travailleurs à l’avenir ?

On reste dans le monde du travail avec La génération Z sur le marché de l’emploi, une génération qui sait où elle va qui décrit diverses caractéristiques des Z : globe-trotters (travail à l’étranger), slashers (plusieurs activités en même temps), rapport à Internet

Éducation

L’université de Gand a piégé ses étudiants avec une expérience inhabituelle. Piégé me semble être un bien grand mot dans ce titre. En gros, l’expérience de l’université de Gand consistait à fournir de fausses informations dans des cours magistraux et à attendre la réaction des élèves… et naturellement, les élèves n’ont pas beaucoup réagi. Mais en même temps depuis qu’on est petit, on nous répète sans cesse que les professeurs ont raison et qu’il ne faut pas les contredire. Dès qu’on les contredit, on est « mal vu ». Et en plus, être seule à contredire un professeur devant un amphi, il faut oser le faire !

Toujours sur la thématique de l’éducation, Cours magistraux : leur efficacité remise en cause face à des méthodes d’enseignement plus actives. Ça ne m’étonne pas vraiment. En faisait participer les étudiants, ils se sentent davantage impliqués et retiennent mieux le cours !

Y a ­t-il une place pour la coopération et la créativité au lycée ? Je trouve ça génial de pratiquer la coopération et la créativité au lycée ! Ah oui, mais on parle des TPE ici, non ? Personnellement, je ne trouve pas qu’on y travaille beaucoup la créativité.
Coopération, oui, peut-être. Et encore… dans les groupes de 4 personnes, parfois ça fonctionne très bien, et parfois une personne se retrouve avec tout le travail ! Et pour revenir à la créativité, certes, un peu. Mais difficile de travailler la créativité avec des professeurs en manque de créativité (comme toujours, il y a des exceptions, mais elles se font plutôt rares). Bon, c’est mieux que rien dirons-nous ! 😄😉

Le résumé de l’émission n°24 devrait suivre ! 😊

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Lycée VS université : des différences à noter

L’université, ce n’est pas tout à fait la même chose que le lycée. Lorsqu’on y débarque, on peut même se sentir un peu perdu. Ma 1ère année vient de se terminer : l’occasion de faire le point.

Je viens de terminer mes examens à l’université la semaine dernière. Et oui, le lycée, c’est bel et bien terminé pour moi. Je suis désormais un double cursus : l’Académie ESJ Lille. C’est-à-dire :

Je précise donc que je parle ici de mon expérience, et que celle-ci peut différer selon le cursus, l’université et le pays.

«Ça change quoi l’université ? Ça ressemble à quoi ? C’est horrible ? C’est cool ? Ou bien c’est stressant ? C’est comment ? Et ça veut dire quoi RU ? BU ? Et CM ? Et…»

Je me suis rendu compte que je me posais beaucoup de questions avant d’arriver à l’université. Et d’autres se posent peut-être les mêmes questions que moi. Voici donc mes réponses.

Une salle de classe de collège/lycée
À l’université, les cours ne ressemblent plus à ça !

Les étudiants

Premièrement, à l’université, on ne parle plus d’élèves, mais d’étudiants.

Ensuite, dans mon lycée, les classes étaient composées d’une trentaine d’élèves. Et les cours avaient lieu en classe entière (et parfois en demi-groupe, soit une quinzaine d’élèves). Quant à l’origine géographique, la majorité des élèves venaient de la métropole lilloise.

À l’université, on est beaucoup plus ! Tout dépend aussi de la licence. Mais en éco gestion, on était environ 600 étudiants répartis en 2 sections. 300 élèves composaient ma section et étaient donc en théorie présents aux cours magistraux (CM) (je dis bien en théorie, car il m’est arrivé d’assister à des CM avec moins de 20 étudiants). Je reviendrai plus en détail sur les CM par la suite.

Une des richesses de l’université : la diversité des étudiants. Les origines sont beaucoup plus « exotiques » qu’au lycée : villes des Hauts-de-France plus éloignées (Berck ou Hénin-Beaumont par exemple), autres régions de France (Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes), voire autres pays (Burundi, Côte d’Ivoire, Liban, Maroc…). Certains étudiants étrangers viennent pour la 1ère fois en France dans le cadre de leurs études à l’université.

Prise de notes

La prise de notes varie selon les cours et les étudiants. Certains étudiants ont des ordinateurs, d’autres des tablettes, d’autres encore des cahiers ou des feuilles de classeur. Selon les professeurs, les téléphones portables sont autorisés ou non.

La chose la plus perturbante en amphi ? La première fois que les étudiants commencent à taper sur les ordinateurs. Le bruit des clics de clavier est impressionnant ! Mais on s’y habitue très rapidement. 😉

Petit point info : l’amphithéâtre ou amphi est une sorte de salle de théâtre. Mais à la place de la pièce, c’est un cours. Et à la place des acteurs, c’est le prof. Un amphi peut en général contenir plusieurs centaines de personnes.

Personnellement, je trouve que les ordinateurs en amphi ont un côté passionnant. En effet, les étudiants ont beaucoup de créativité pour tout faire sauf écouter le cours : regarder un film (même sans écouteurs : on met les sous-titres), jouer à la belote ou au poker, aller sur Facebook ou autres réseaux sociaux…

Ah oui, à l’université, il y a du wifi gratuit ! Mais il ne fonctionne pas forcément très bien… Beaucoup utilisent donc le partage de connexion lorsqu’on capte dans les amphis (oui, parfois ça ne capte pas…).

Un amphithéâtre de Lille 1
Un amphithéâtre de Lille 1

Est-ce que les professeurs dictent ? Ça dépend. Certains oui, mais beaucoup moins qu’au lycée.

Dans ma licence, la distribution de notes de cours ou de diaporama était relativement courante. Dans certains cas, les CM ne servaient d’ailleurs plus à grand chose : les profs ne faisaient que lire le diaporama ou les notes en cours ! Je sens que je vais me faire taper sur les doigts… 😅 Tout dépend des profs on dira. 😉 Et puis, aller en CM, c’est toujours utile si on a des questions. 😶

L’organisation de l’année

Au lycée, l’année est divisée en trimestres. À la fac, c’est différent : l’année est organisée en semestres (en gros, on coupe l’année en 2) de 3-4 mois à tout casser. Et à la fin de chaque semestre, on passe des examens : les partiels.

Les universitaires aiment bien tout abréger. On abrège donc les semestres comme suit :

  • le S1 : 1er semestre de 1ère année (= semestre 1)
  • suivi du S2 : 2e semestre de 1ère année (= semestre 2)
  • le S3 : 1er semestre de 2e année (= semestre 3)
  • suivi du S4 : 2e semestre de 2e année (= semestre 4)
  • le S5 : 1er semestre de 3e année (= semestre 5)
  • suivi du S6 : 2e semestre de 3e année (= semestre 6)

Les cours

À l’université, il y a 3 types de cours :

  • les cours magistraux (CM)
  • les travaux dirigés (TD)
  • les travaux pratiques (TP)

Les CM ont lieu en amphi. Ils peuvent avoir des durées variables (de 1 h 30 à 3 h 00 en général).

Les TD ont lieu dans une salle de classe semblables à celles du lycée (parfois plus grandes). On est donc en plus petits groupes (de 30 à 50 élèves). Pour moi, ils duraient 1 h 30.

Je n’ai jamais eu de TP dans ma licence, mais dans d’autres disciplines (biologie, physique, chimie…), il y en a.

On pourrait ajouter à cette liste les conférences obligatoires : comme un CM, mais ponctuel (avec des intervenants spécifiques).

Les examens

Un semestre, c’est donc une dizaine de semaines de cours, 2-3 semaines de révision, puis 1 à 2 semaines de partiels. Passer les partiels, c’est un peu comme passer le bac… 2 fois par an !

Bon, ne vous dites pas «Oh, c’est vraiment horrible ! Être stressé 2 fois par an comme pour le bac… comment je vais faire…». Tout dépend des individus ! Pour mes premiers partiels, oui, j’étais hyper-stressée. Mais pour les 2èmes déjà beaucoup moins.😄 En plus, certains trouvent les partiels beaucoup moins stressants que le bac !

Pour les examens, il y a une partie de contrôle continu : des DS en cours de semestre et des petites interro en TD. Les DS de l’université ne ressemblent pas à ceux du lycée (ils sont beaucoup plus officiels à l’université).

Les interro, voire même les partiels sont parfois des QCM. C’est un peu piège, car parfois -souvent- on peut être pénalisé par des points négatifs (pour les mauvaises réponses).

Et en dehors de ces épreuves, c’est à nous de nous mettre au travail. Les enseignants ne sont pas toujours derrière notre dos pour nous le rappeler.

Mon emploi du temps : une semaine type à l'université
Une semaine type à l’université

L’emploi du temps

Les cours changent à chaque semestre, donc l’emploi du temps change aussi. Selon les licences, les emplois du temps sont plus ou moins légers. En éco gestion, avec ma filière ESJ, nous avions cours le matin et seulement 2 après-midi par semaine la plupart du temps.

On peut se dire : « Super, plein de temps libre ! » Mais en réalité, beaucoup d’étudiants ont un job à côté pour pouvoir payer leurs études. De même, on est censé avoir plus de travail à la maison qu’au lycée.

Je n’y comprends rien…

Licence ? Master ?

Lorsque j’étais au lycée, je trouvais le système universitaire très complexe… Licence ? Master ? Ça correspond à quoi ? Mais après quelque temps à l’université, on en devient très familier. Petit résumé si vous êtes aussi perdus :

  • licence = Bac +3 : directement après le lycée, en 3 ans
    • la L1 : 1ère année de licence
    • L2 : 2e année de licence
    • L3 : 3e année de licence
  • master = Bac +5 : après la licence, en 2 ans
    • M1 : 1ère année de master
    • M2 : 2e année de master
  • doctorat = Bac +8 : après le master, en 3 ans (et 1 thèse = un long écrit au terme d’un travail de recherche)
    • je n’ai jamais croisé les abréviations pour les années de doctorat, mais il semble que ce soit D1, D2 et D3, sur le même modèle que ci-dessus
Une personne dans une bibliothèque
La BU est une bibliothèque universitaire

Des petites expressions

Les universitaires ont tendance à tout abréger, si bien que ça devient très rapidement incompréhensible pour une personne lambda. J’ai déjà fait le tour de quelques abréviations, mais il en reste encore :

  • La BU (se dit « bé-u ») correspond à la bibliothèque universitaire. C’est la même chose que le CDI du lycée, une bibliothèque en somme : on peut y travailler et emprunter des livres.
  • Les RU (se dit « rue ») sont des restaurants universitaires. En gros des restaurants pas très chers. Certains aiment, d’autres non… Il faut tester !
  • Les UE sont les unités d’enseignement. Par exemple, en éco gestion, j’ai une UE « gestion et management » (et au total, j’ai 5 – 6 UE différentes). Chaque UE comprend plusieurs cours. Pour l’UE gestion et management, au S2, j’avais 2 cours : théorie des organisations et comptabilité générale.

J’ai essayé d’expliquer le maximum de choses. Mais si par mégarde j’ai oublié un point ou que vous avez une question spécifique, n’hésitez pas à poster un commentaire ! 😉

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Émission sur la génération Z – épisode n°22

Avec ma sœur Yseult et mon père Eric, nous avons lancé une web-émission sur la génération Z. Celle-ci est diffusée en live (pour l’instant) sur Ustream. Après le 21e épisode, retour sur la 22e émission.

Génération Z n°22

Une émission spéciale vidéos.

Du retard dans la publication des résumés actuellement, donc celui de l’émission n°23 devrait suivre. 😉

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Zouzoukwa, les émojis africains d’O’Plérou Grebet

Depuis le 1er janvier 2018, O’Plérou Grebet publie chaque jour un émoji africain sur son compte Instagram @creativorian. Le concept de ce projet (Zouzoukwa) m’a tout de suite plu ! Je l’ai contacté pour en savoir un peu plus. 😊

O’Plérou habite à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire. Actuellement en 2e année de licence professionnelle, l’art ça le connaît. Il a étudié pendant une année aux Beaux-Arts, puis a enchaîné avec une formation en Arts et Images Numériques.

Zouzoukwa, c’est quoi plus précisément ?

« Je voulais au départ faire une série d’œuvres d’art ou de design sur les masques ivoiriens pour les promouvoir. Mais je ne savais pas comment toucher le plus de personnes possibles.

Et un jour pendant une discussion sur WhatsApp, avec un ami, j’ai repensé au projet et je l’ai relié aux émojis qui étaient devant moi. J’ai donc eu l’idée de créer des émojis pour la promotion des masques.

Mais j’ai finalement décidé d’étendre le projet à toute l’Afrique, et de le transformer en défi pour rester motivé. »

Le défi dont parle O’Plérou : publier chaque jour un émoji africain pendant 365 jours (soit 1 an). Débuté le 1er janvier 2018, ce défi porte désormais le nom de Zouzoukwa.

Pourquoi ce nom ? Zouzoukma est un mot bété (une langue ivoirienne) qui veut dire image.

À chaque semaine est associée une thématique : nourriture, architecture, monuments, tenues traditionnelles, masques, expressions, véhicules, instruments de musique, coiffures, objets… Au mois de mars, cette thématique était choisie par les followers.

Pourquoi des émojis africains ?

O’Plérou explique que les émojis déjà existants ne répondent pas forcément à tous les besoins des Africains. Pour représenter un verre de bissap (jus d’hibiscus), par exemple, on peut utiliser l’émoji vin rouge🍷. Mais ça ne correspond pas tout à fait.

Avec ma vision franco-française, je trouve ce projet super intéressant pour découvrir l’Afrique, ses pays, sa(ses) culture(s). Je connaissais déjà quelques éléments. Enfin surtout la nourriture… 😜 Mais il me reste beaucoup à apprendre. Je ne connaissais pas les utilisations et significations spécifiques des masques, ni les noms des coiffures par exemple.

Chaque Zouzoukwa (emoji) est accompagné d’une description. Elle permet d’apprendre un certain nombre de choses et/ou d’apporter un complément d’information.

#Zouzoukwa N°41: Case Ndebele [Ndebele Hut] ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ Téléportation en Afrique australe ~ ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ « En quelques années seulement, en pleine période de boycott culturel international contre l’apartheid, les Ndebele d’Afrique du Sud sont parvenus à faire reconnaître leur culture grâce à leurs techniques de peinture murale et à leur production d’ouvrages perlés. La géométrisation des motifs et les contrastes de couleurs en aplats ont séduit tant les chercheurs blancs sud-africains que les médias et les touristes étrangers. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ L’émergence de cette « esthétique traditionnelle récente » s’inscrit dans une stratégie de reconnaissance identitaire qui prend sa source dans l’histoire même de la formation du peuple Ndebele. » Source : journals.openedition.com

Une publication partagée par O’Plérou (@creativorian) le

Comment est créé un émoji ?

« Pour créer un émoji, je commence par chercher des images de références, je fais un croquis sur papier ou directement sur l’ordinateur pour le simplifier, et je m’inspire des images et du croquis pour réaliser l’émoji. »

Un vrai boulot, qui peut prendre pas mal de temps (jusqu’à 4 h 30) ! Sur ce site, les différentes étapes du processus de création sont détaillées en images.

#Zouzoukwa N°16: Banku (with Fish)· [Fermented corn and cassava dough] ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ « Banku is found throughout Ghana, and is one of the staple foods enjoyed by all tribes in the country. In recent years, studies have shown that eating two balls of Banku a day, can relieve stress by as much as 54.2% » Source : FAO agricultural services bulletin. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ Ça fait bizarre de dessiner un plat qu’on n’a jamais mangé 😪

Une publication partagée par O’Plérou (@creativorian) le

Tout travail mérite salaire. Au-delà de la visibilité apportée à son travail, O’Plérou a décroché une collaboration avec ELLE Côte d’Ivoire.

En outre, il a remporté le prix Jeunes Talents aux AdicomAwards (Abidjan).

Et après ?

Un site collaboratif est en préparation : ZOUZOUKWA. Il sera bientôt disponible.

« Les contributeurs écrivent des articles sur les éléments représentés par mes émojis » explique O’Plérou.

Autre prolongation du projet : le développement d’une application qui permettra d’utiliser les émojis. Vous pourrez désormais utiliser l’émoji alloco (bananes plantain frits) ou wôrô-wôrô (taxi collectif) !

Alors, que pensez-vous de ce projet ? Quel émoji africain vous manque le plus ?

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Émission sur la génération Z – épisode n°21

Avec ma sœur Yseult et mon père Eric, nous avons lancé une web-émission sur la génération Z. Celle-ci est diffusée en live (pour l’instant) sur Ustream. Après le 20e épisode, retour sur la 21e émission.

Génération Z n°21

Premièrement, un petit retour sur les activités de chacun (Com’ en or Day et Place de la communication : Marketing d’influence : quelles sont les attentes des blogueurs ?).

Présentation de 2 gen Z

  • Hannah Grace réalise des bombes de bain. Puis elle les vend et reverse une partie des revenus à des associations (lutte contre le diabète ou aide aux enfants). À retrouver sur son site, Instagram et YouTube.

Les habituels articles

Juste avant les articles, nous avons donné notre point de vue sur francetv slash.

Un peu de retard dans la diffusion de ce résumé, celui de l’émission n°22 devrait suivre. 😉

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AfroFoods, quand la nourriture africaine et son fast-food débarquent à Lille !

Le Guinéen Lalmas CAMARA a eu une idée de génie : ouvrir AfroFoods, le premier fast-food africain de Lille. Il a accepté de me recevoir autour d’un verre de bissap pour m’en dire un peu plus.

Lalmas CAMARA a 26 ans. Ce Guinéen est venu en France pour obtenir un master en informatique. Pas grand chose à voir avec la restauration, non ? Pourtant… Plus il y réfléchit, et plus il se dit que ses études lui ont été utiles.

Toutefois, il ne manque pas de s’exclamer :

Si t’as envie de lancer quelque chose, do it, fais-le, et puis tu apprendras sur le tas.

La naissance d’AfroFoods

Un jour, alors qu’il sort d’un match de foot, ses amis lui proposent d’aller manger dans un fast-food. Ce monde de la restauration lui est nouveau : c’est la première fois qu’il va manger au restaurant d’une façon générale.

Il ne connaît donc pas les fast-foods. Et très rapidement, il est impressionné par la rapidité et l’organisation de ce type d’établissements, notamment de KFC.

Lui vient alors l’idée de faire la même chose avec de la nourriture africaine. Et 8 ans, plus tard, en 2018, c’est AfroFoods qui débarque sous la forme d’un restaurant (mais qui a manqué d’être un food truck) ! 😊

La question de l’endroit du fast-food ne s’est pas posée longuement : Lille est la seule ville française dans laquelle il a vécu. Alors pourquoi aller ailleurs ?

Cependant, en perspective, il souhaite installer l’enseigne AfroFoods dans d’autres villes françaises dans un premier temps, puis dans le BENELUX puis l’Europe… et pourquoi pas le monde entier.

L’Afrique s’installe dans les assiettes


Au point de départ, la tante de Lalmas CAMARA cuisinait seule pour le fast-food. Mais rapidement, 2 nouvelles cuisinières ont été embauchées. Sa tante supervise toujours : cela permet de conserver une unité des goûts et des saveurs.

Les plats proposés par AfroFoods

À AfroFoods, 3 plats sont servis chaque jour sauf le lundi :

  • le mafé : sauce beurre de cacahuètes, avec du bœuf et du riz
  • le yassa : sauce aux oignons, avec du poulet et du riz
  • le tieb : spécialité sénégalaise, le riz cuit dans la sauce

Mais des nouveautés arrivent. La première semaine de chaque mois, une 4e spécialité africaine est proposée. Par exemple, cette semaine, c’est l’attiéké (spécialité ivoirienne, à base de semoule de manioc et de poisson).

En bonne européenne, je me dis que la cuisine africaine est épicée. Mais ici, pas de soucis : les épices sont cuisinées séparément !

Les accompagnements

On peut en complément de ces plats manger un accompagnement comme des :

  • alokos : bananes plantains frites
  • pastels : petits chaussons à la viande (d’autres garnitures ne devraient pas tarder à arriver : thon, végétarien…)
Organisation, rapidité, mais surtout des plats mijotés longtemps : telles sont les clefs de la réussite d'AfroFoods !
Organisation, rapidité, mais surtout des plats mijotés longtemps : telles sont les clefs de la réussite d’AfroFoods !

Le dessert

Pour l’instant seul le hamza, proche du thiakry, est proposé en dessert. Il s’agit d’une spécialité guinéenne à base de perles de pâtes, de crème fraîche et de fromage blanc.

Les boissons

Côté boisson, outre les habituels sodas, on peut rester sur des saveurs africaines, avec au choix :

AfroFoods, un succès mérité

Dans le prévisionnel à la création du restaurant, par jour, il était prévu 30 couverts. Mais ce sont 100 à 150 gourmands qui viennent quotidiennement !

D’ailleurs, le samedi de l’ouverture, après 25 minutes, le restaurant était en rupture de stock !

Et quand on pense qu’aucune banque n’a suivi Lalmas CAMARA dans son projet au départ… 😄

Et chez vous, y a-t-il des fast-foods africains ? Que pensez-vous du concept, du choix des plats ?

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Émission sur la génération Z – épisode n°20

Avec ma sœur Yseult et mon père Eric, nous avons lancé une web-émission sur la génération Z. Celle-ci est diffusée en live (pour l’instant) sur Ustream. Après le 19e épisode, retour sur la 20e émission.

Génération Z n°20

Oui, oui, déjà 20 émissions derrière nous !

Et une semaine de retard pour la diffusion cette 20ème émission… Nous étions en vacances ! Mais au lieu de totalement supprimer une émission, nous avons décidé de la décaler d’une semaine. Cependant, on se retrouve le 12 mars pour la prochaine. 😉

Une 20ème un peu particulière : un seul lien, mais une grande partie dédiée au magazine WeBuzz (j’y reviens par la suite).

Et maintenant la génération Z débarque au bureau : comment les (tout) jeunes sont en train de complètement bousculer la définition même du travail. Cet article d’Atlantico est en réalité une interview de mon père, Éric Delcroix. En effet, alors que nous étions en vacances au ski, mon père a reçu un appel téléphonique : un journaliste souhaitait l’interviewer au sujet de la génération Z.

Le magazine WeBuzz

Pour être très franche, je ne suis pas fan de cette revue.

La couverture de WeBuzz
La couverture de WeBuzz

Elle est censée être destinée à la génération Z (plus précisément les 10 à 15 ans), mais ça me pose un problème : les jeunes sont-ils encore prêts à payer une revue et à la lire ? D’autant que l’essentiel (si ce n’est l’ensemble) du contenu peut se trouver gratuitement sur Internet

Et sur Internet, il me suffit de cliquer sur un bouton pour lancer une vidéo ou écouter une musique. Un peu d’interaction serait bienvenue dans WeBuzz. On peut imaginer des codes à flasher pour lancer une vidéo sur YouTube ou accéder à un compte Instagram (pour voir davantage de contenu). Voire même de la réalité augmentée grâce à laquelle la page s’anime. 😊

De plus, les thèmes abordés dans le magazine sont dissonants… Passer de « comment créer sa chaîne YouTube » à du gaming, puis à des tutos DIY et recettes de cuisine. C’est le grand écart ! Au final, beaucoup de choses qui n’ont pas grand chose en commun…

On se retrouve demain à 18h pour l’émission n°21. Petit changement : nous testons la diffusion en live sur YouTube. En attendant, si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser en commentaires. 😉

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Émission sur la génération Z – Épisode n°19

Avec ma sœur Yseult et mon père Eric, nous avons lancé une web-émission sur la génération Z. Celle-ci est diffusée en live (pour l’instant) sur Ustream. Après le 18e épisode, retour sur la 19e émission.

Génération Z n°19

Nous avons premièrement évoqué deux événements à venir :

Les liens de la quinzaine

En complément, nous avons évoqué 2 autres vidéos qui expliquent ce qu’est la génération Z.

 


L’article sur l’émission n°20 ne va pas tarder. En attendant, si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser en commentaires. 😉

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Échasses urbaines, risers… ça ne vous dit rien ?

Les risers m’ont ouvert les portes d’un de leurs entraînements. L’occasion d’en apprendre un peu plus sur ces hommes kangourous et leurs échasses urbaines.

Échasses urbaines, risers… mais de quoi suis-je donc en train de vous parler ? 😄

Les échasses, en général, on voit à quoi ça ressemble. On pense aux échassiers landais, aux spectacles de rue, aux défilés folkloriques, au cirque

Des échassiers à la fête de Wallonie
Des échassiers à la fête de Wallonie à Namur (Belgique)

Les échasses urbaines sont plus petites (on se situe à 40 cm du sol). Par ailleurs, elles possèdent une lame en fibre de verre, flexible, qui sert de ressort. Celle-ci vient en remplacement des longues tiges en bois des échasses habituelles.

Pour désigner les échasses urbaines, on parle aussi de powerbocking, booking, poweriser ou flyjumper.

Petite précision avant la suite : ceux qui pratiquent les échasses urbaines sont appelés risers (prononcer à l’anglaise : « raïseur »).

L’origine des échasses urbaines

Les échasses urbaines sont récentes : elles sont même un peu plus jeunes que moi. 😄 Elles ont été inventées et brevetées en 2003 par un Allemand : Alexander Böck.

Elles seraient inspirées du handisport et notamment des prothèses des athlètes tels que le sud-africain O. Pistorius.

O. Pistorius aux JO de Londres en 2012
O. Pistorius aux JO de Londres en 2012

Pour la petite histoire, on raconte que l’inventeur des échasses urbaines avait 2 fils. L’un devait porter des prothèses. L’autre, afin de marcher comme son frère, attachait des bâtons à ses jambes. En observant ses enfants, A. Böck aurait eu l’idée de créer les échasses urbaines.

Les échasses urbaines, un sport !

Les risers sont des sportifs. En effet, les échasses urbaines, c’est du sport !

Plusieurs disciplines existent :

  • le saut en hauteur : comme en athlétisme, sauf que pour sauter, on se présente face à la barre et non de profil
  • le saut en longueur : en réalité du triple saut, où on enchaîne 3 bonds
  • le freestyle : le but est de faire des figures (saltos par exemple)
  • les courses : sprint, demi-fond

On peut aussi trouver certaines références à du fitness pratiqué sur des échasses urbaines. Il se dit que marcher avec ces échasses fait travailler 98% des muscles du corps.

Et oui, les échasses, ça fatigue ! 30 minutes de marche avec des échasses urbaines équivalent à 1 à 2 heures de footing (cela varie selon les sources…).

Par ailleurs, les échasses urbaines sont de véritables bottes de 7 lieux : elles décuplent les capacités humaines. Il devient possible de sauter 2,90 m en hauteur (record de France par Thomas Hognon en 2016) ou de courir jusqu’à 40 km/h. 😯

En France, différents clubs existent : Lille, Lyon, Bordeaux, Metz, Strasbourg… Au niveau international, on retrouve notamment l’Angleterre, les États-Unis, le Canada, le Chili, la République Tchèque, la Slovaquie et certains pays d’Asie.

Des compétitions mondiales d’échasses urbaines ont même lieu. La Riser Winter Cup est l’une des principales (si ce n’est la principale). Elle se tient tous les 2 ans à Lille (France). La prochaine sera en 2019.

Une discipline peu développée

À la Riser Winter Cup de 2016, il y avait 150 compétiteurs. C’est peu… mais au vu du manque de renommée des échasses urbaines, c’est déjà pas mal !

Google Trend permet de se renseigner sur l’évolution du nombre de recherches autour des échasses urbaines. En utilisant le seul terme « échasse urbaine », le résultat était un peu pauvre. Je l’ai donc enrichie des termes jumping stilts, spring stiltspoweriser et powerriser. Ils désignent tous les échasses urbaines.

On note 3 gros pics : en 2006, 2008 et 2010. Et depuis, le déclin… Ce dernier phénomène est en partie dû au manque d’échasses à proprement parler.

Il existait 3 constructeurs d’échasses urbaines, mais tous ont arrêté d’en produire (les échasses urbaines sont sous brevet et il faut payer une redevance).

Certaines personnes venaient essayer les échasses, mais ne pouvaient continuer à pratiquer… faute de matériel ! Impossible d’acheter des échasses urbaines… 😕

Heureusement, un constructeur a relancé la fabrication. 😊 Mais la grosse démocratisation des échasses urbaines arrivera peut-être dans quelques années, lorsque ce problème de brevet disparaîtra !

Quelles sensations sur des échasses ?

J’ai testé les échasses urbaines à 2 reprises.

La première fois, lors de la Riser Winter Cup 2017, je n’avais pas vraiment réussi à marcher seule. Il y avait du monde, ça allait un peu vite…

Mais les sensations étaient différentes lors de la séance d’entraînement à laquelle j’ai assisté.

Avant toute chose, on s’équipe de protections : casque, coudières et genouillères, comme pour les sports de glisse et les sports extrêmes.

L'une des étapes les plus complexes : se relever après être tombé
L’une des étapes les plus complexes : se relever après être tombé

Premièrement, c’est le poids des échasses que l’on sent : 4 kg accrochés à chaque jambe ne passent pas inaperçus. Mais on s’y habitue et on met peu de temps avant de marcher seul (quelques minutes). Tout est question d’équilibre !

Au niveau de la marche, on a l’impression d’être monté sur ressort. Petit à petit, on prend même goût à cette sensation de rebond.

Une fois la marche maîtrisée, on peu passer à l’étape suivante : apprendre à sauter. C’est plus complexe. L’important est d’accompagner le mouvement de l’échasse (qui plie légèrement). On évite ainsi certaines blessures, notamment aux genoux.

Une vidéo pour terminer

Pour clore cet article, je vous propose une courte vidéo qui reprend les principaux éléments sur les échasses urbaines. En bonus, les différentes parties de l’échasse urbaine y sont détaillées : patin, attache de pied, attache de genou, armature métal et lame en fibre de verre.

Alors, connaissiez-vous ces échasses urbaines ? Avez-vous envie d’essayer ?

Encore merci aux risers de Riser Road pour leur accueil et à Christophe et Antoine d’avoir joué les chauffeurs pour moi. 😉

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Émission sur la génération Z – Épisode n°18

Avec ma sœur Yseult et mon père Eric, nous avons lancé une web-émission sur la génération Z. Celle-ci est diffusée en live (pour l’instant) sur Ustream. Après le 17e épisode, retour sur la 18e émission.

Génération Z n°18

Le premier lien que nous avons évoqué était en réalité une vidéo, en anglais et sans sous-titres… Le fait le plus amusant selon moi : la génération Z ne se souvient pas d’un monde sans internet. Et c’est mon cas ! Pour les anglophones, la voici :

Les liens de la quinzaine

Nous avons enchaîné sur les liens que voici :

On se retrouve lundi prochain, le 12 février pour la prochaine émission. 😉

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