Clara Delcroix

Mes habitudes en terme de blogging

Il y a quelques mois, le blog du modérateur publiait un article : Les blogueurs misent sur la qualité et obtiennent de meilleurs résultats. Intéressant de pouvoir comparer ses habitudes en matière de blogging avec la « moyenne ».

Combien de temps pour rédiger un article ?

En moyenne, d’après l’article du blog du modérateur, un blogueur passe 3 h 20 pour rédiger un article. Et plus de 12 % y passent plus de 6 heures !

De mon côté, je trouve ces chiffres relativement élevés. Selon le type d’article que j’écris, je passe plus ou moins de temps. Mais en général, je dois tourner autour de 2 h – 2 h 30.

Mes résumés des émissions sur la génération Z ne me prennent pas plus d’1 heure. Un article « normal » sans trop de recherche, me demande 2h environ, relecture comprise. Avec de la recherche, on passe à 3 h.

Et ce qui me demande le plus de temps, ce sont les revues de presse sur l’avenir du journalisme que je publie sur Cladelcroix. Elle me demandent bien 4 à 5 heures, peut-être 6 heures parfois (mais ce temps est réparti sur plusieurs jours).

Pour quel nombre de mots ?

Toujours d’après le blog du modérateur, en moyenne, les blogueurs écrivent de longs articles : 1 142 mots ! De mon côté, tout dépend encore une fois du type d’article.

Les résumés d’émission sur la génération Z sont courts : moins de 300 mots (250 en moyenne). Les autres articles pour Pure Génération Z tournent en moyenne autour de 800 mots. Les revues de presse sur mon 2e blog (Cladelcroix) sont les plus longues : en moyenne entre 1 600 et 1 800 mots.

En faisait la moyenne de tous ces chiffres, je dois en effet me situer aux alentours des 1 142 mots. 😉

Et la fréquence de publication ?

Beaucoup de temps passé pour écrire, des articles longs, mais en contrepartie, les publications sont moins nombreuses : les blogueurs qui publient tous les jours sont rares ! En revanche, ils publient « plusieurs fois par mois », voire « toutes les semaines ».

Par blog, je suis en moyenne à 1 article par semaine. Mais comme j’ai plusieurs blogs, je suis en réalité à 2 voire 3 articles par semaine.

Et pour finir : tu blogues depuis quel endroit ?

L’enquête proposait 5 choix de lieux pour blogger :

  • au bureau
  • chez soi
  • dans un café
  • dans un coworking
  • autre

Pour ma part, c’est avant tout depuis chez moi que je rédige mes articles, comme plus de 80% des blogueurs. Il m’arrive cependant de travailler à l’extérieur, en général à l’université, parfois (rarement) dans un café.

L’article du blog du modérateur aborde aussi d’autres points, tels que la fréquence de posts « invités », l’horaire de la journée que l’on dédie à la rédaction des articles ou encore l’acquisition des visiteurs.

Et vous, quelles sont vos habitudes en matière de blogging ? 😊

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Émission sur la génération Z – Épisode n°17

Avec ma sœur Yseult et mon père Eric, nous avons lancé une web-émission sur la génération Z. Celle-ci est diffusée en live (pour l’instant) sur Ustream. Après le 16e épisode, retour sur la 17e émission.

Génération Z n°17

Nous avons commencé par présenter 2 gen Z : Chef Eitan Bernath (@chefeitanbernath sur Instagram, son site Internet) et Adrien Russo (@russo_adrien).

Les liens de la quinzaine

En bonus : la vidéo sur le Gucci Gang (ou GG) évoquée à la toute fin de l’émission.

Gucci Gang – Documentary from Alexandre Silberstein
On se retrouve lundi 29 pour la prochaine émission. 😉

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Ma revue de presse sur l’avenir du journalisme

Depuis quelques semaines, je rédige une revue de presse hebdomadaire. La thématique : l’avenir du journalisme, son futur, son évolution.

Certains d’entre vous le savent peut-être : je suis un double cursus cette année. J’alterne entre une licence en éco gestion à l’université Lille 1 et des cours à l’école de journalisme (ESJ Lille). 😊

Le journalisme et moi, c’est une vieille histoire… Depuis que je suis en CE1 (7 ans), je veux devenir journaliste. Ce à quoi, à l’époque, je m’empressais d’ajouter « mais pas comme maintenant »… 😄

Mais pourquoi cette revue de presse ?

Actuellement, on parle de nombreux types de journalisme. Outre les traditionnels journalisme radio, TV ou presse écrite, on parle aussi de journalisme cross-média, de data journalism, de journalisme de liens, de journalisme citoyen…  et bien d’autres encore !

Mais au final, lesquels perdureront ? Et quelles nouvelles formes vont apparaître ? Et puis quels nouveaux outils seront à disposition des journalistes ?

Ainsi, tout au long de la semaine, je prends note d’articles sur le net. Certains sont en français, d’autres sont étrangers (anglais et allemand principalement, parfois un peu d’espagnol). Ensuite, j’écris un petit commentaire pour chaque article.

Et toutes les semaines la revue de presse paraît. J’essaie autant que possible de la publier le vendredi.

Le journalisme n’étant par la thématique de Pure Génération Z, la revue de presse se trouve sur mon autre blog : Cladelcroix, le blog de Clara Delcroix. 😊Pour info, ce deuxième blog a été créé il y a plus de 10 ans ! Mon tout 1er article date du 25 mai 2007 (publié sous le contrôle de mon papa).

Pour le moment, 3 revues de presse sont en ligne. Mais la 4ème ne saurait tarder ! 😉

Et vous, vous le voyez comment l’avenir du journalisme ? Va-t-il rester inchangé, ou au contraire évoluer ?

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L’art et la manière de communiquer avec la génération Z

Comment la génération Z communique-t-elle ? Comment communiquer avec elle ? Une question toute simple et pourtant les réponses sont parfois assez fantaisistes… 😄

J’ai déjà écrit un abrégé du parler jeune, avec expressions que nous utilisons et autres règles « typographiques ». Je ne reviendrai donc pas dessus ici. Je vais plutôt m’attarder sur les plateformes au travers desquelles nous communiquons.

Dans cet article, je parle pour les « vieux » gens Z. Pour avoir déjà parlé avec des plus jeunes (13-14 ans actuellement), ils sont encore « pires » que nous ! Les outils et leurs usages diffèrent de ce que nous en faisons, accentuant les différences avec les générations précédentes.

Des mails ?

Contrairement à ce que nous pouvons lire parfois, nous n’utilisons pas du tout les mails. Tout du moins, pas pour communiquer entre nous.

J’en entends déjà dire «Mais si, vous utilisez les mails, vous avez même une adresse e-mail !». Alors oui, je l’avoue, nous utilisons les mails… pour communiquer dans des cadres administratifs ou professionnels, car nous y sommes obligés !

Mais, il nous arrive de ne pas voir ces courriers des institutions et autres que nous recevons.

Alors quand je vois qu’il est possible d’atteindre la génération Z en faisant sa communication par mail… je suis assez sceptique !

En réalité, notre adresse mail est un élément du passé qui permettait de régler les trucs importants, d’adultes.

Vive la messagerie instantanée

Nous communiquons en général via les messageries instantanées (Snapchat, Facebook Messenger, WhatsApp, iMessages) ou SMS.

Quand nous parlons de messagerie instantanée, nous n’entendons pas uniquement du texte. Je m’explique. Un message, pour nous, peut aussi être une image, du son ou une vidéo.

L’image permet d’illustrer un propos, de « montrer ». Le son, outre l’ambiance sonore, offre la possibilité de gagner du temps pour l’envoi des longs messages. Et la vidéo combine les 2. 😉

Mais pourquoi utiliser un service ou bien l’autre ?

En réalité, il existe une sorte de hiérarchie entre les systèmes de messagerie instantanée.

Les amis proches : Snapchat

Snapchat, c’est pour les amis les plus proches. Pour ma part, je discute principalement avec mes « meilleurs amis » (voir la vidéo ci-dessous), mais aussi en interaction aux storys (image ou vidéo diffusée 24h) de mes autres amis. Souvent, on aborde des sujets légers : on garde contact, on partage ce qu’on est en train de faire, comment on se sent…

Plus de distance avec l’interlocuteur : Facebook Messenger

Facebook Messenger est utilisé pour les messages avec des personnes plus distantes, des collègues par exemple. En réalité, parmi nos amis Facebook, on compte bien souvent des gens avec qui nous ne sommes pas véritablement proches : depuis le collège (voire avant), on a tous nos camarades de classe en amis ! En réalité, ce sont souvent des messages plus professionnels ou scolaires que nous échangeons (on ne discute pas vraiment de nos vies ou de la météo dans Messenger).

Les SMS et les iMessages, du pareil au même ?

iMessages et SMS ont en général à peu prêt les mêmes emplois. Les personnes avec qui nous communiquons sont plus ou moins proches de nous, mais nous avons au moins leur numéro de téléphone.

Parfois, nous discutons aussi avec des personnes très proches, mais sur des sujets plus sérieux que dans Snapchat. Pour expliquer un cours à un ami, on va plutôt le faire par iMessages/SMS (cela permettra d’en garder trace, alors que dans Snapchat, les messages s’effacent au fur et à mesure).

Notons qu’en France nous possédons tous des forfaits avec SMS illimités, donc on se fiche un peu d’en envoyer ou pas. Un iMessage, c’est uniquement lorsque nous communiquons avec un autre possesseur d’objet Apple… Mais dans le fond ça revient au même.

Le cas WhatsApp

Pour WhatsApp, c’est un peu plus compliqué. Ici, il n’y a pas la question d’être proche ou pas pour discuter. On utilise WhatsApp pour communiquer avec l’étranger (donc des étrangers ou des Français à l’étranger) : l’Allemagne (les Allemands l’utilisent beaucoup), mais aussi l’Afrique (du Nord et Subsaharienne) ou le Moyen-Orient.

Personnellement, je ne connais personne en Asie, Amérique, Océanie, donc je ne m’avance pas sur ces parties du monde ! 😉 Mais si quelqu’un a des infos, je suis preneuse (aussi dans d’autres pays européens). 😊

WhatsApp, c’est donc l’assurance de ne pas payer de frais supplémentaires, de ne pas être surtaxé. Tout passe par Internet, et non par réseau téléphonique.

Plusieurs discussions dans plusieurs messageries instantanées en même temps ?

Vous l’avez peut être entrevu : Snapchat pour les sujets légers, SMS/iMessages/Messenger pour les sujets sérieux. Ce qui signifie qu’on peut discuter avec une même personne à 2 endroits de 2 sujets différents… en même temps !

Prenons un exemple : je discute avec une amie de la réalisation d’une recette dans Snapchat, et en même temps, je lui explique un cours par iMessages.

Ça peut vous sembler complexe dit comme ça, mais en réalité nous le faisons très souvent. 😬

Autres moyens de communication : téléphone, Skype, FaceTime…

Nous utilisons toujours le téléphone entre nous. Comme lorsqu’on doit se retrouver à un endroit ou pour une question dont la réponse a besoin d’être immédiate : c’est plus facile par téléphone.

Une chose amuse mon père. Lorsque nous arrivons chez quelqu’un, nous ne sonnons pas à la porte, mais nous passons un coup de fil à la personne en question (pour qu’elle vienne nous ouvrir) !

Les Skype ou FaceTime sont aussi des options que nous aimons. Ça permet d’avoir une discussion « quasi-réelle » : on se voit et on discute en temps réel. Donc pratique lorsqu’il n’est pas possible de se voir « en vrai » (quand la personne est loin par exemple).

Alors, comment communiquez-vous ? Quelles plateformes utilisez-vous et pour quelles raisons ? 😊

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Émission sur la génération Z – Épisode n°16

Avec ma sœur Yseult et mon père Eric, nous avons lancé une web-émission sur la génération Z. Celle-ci est diffusée en live (pour l’instant) sur Ustream. Après le 15e épisode, retour sur la 16e émission.

Génération Z n°16

Tout d’abord, nous sommes revenus sur la victoire de la gen Z dans Koh-Lanta. Personne ne les avait vu venir, ils étaient en infériorité numérique et se sont pourtant retrouvés finalistes !

Les liens de la quinzaine

Par la suite, nos avons commenté nos habituels liens :

Pas d’émission le 1er janvier, nous revenons donc le 15 janvier pour une prochaine émission. 😉

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10 faits sur la génération Z

Aujourd’hui nous allons aborder 10 faits sur la génération Z. Si vous ne savez pas ce qu’est la génération Z, allez faire un tour sur Mais au final, ta génération Z, c’est quoi ?.

Pour l’écriture de cet article, je me base sur l’article 10 facts about the mysterious Generation Z, paru le 1er novembre. Je vais reprendre leurs 10 faits, et les commenter en donnant mon avis.

La génération Z ne regarde pas la TV

Les jeunes de 13 à 17 ans (donc seulement une partie de la génération Z) ne regardent plus la télévision et, sur Internet, les contenus basés sur du texte. Ils se réfèrent davantage aux réseaux sociaux et aux vidéos sur Internet.

Ce déclin de la télévision ne m’étonne pas vraiment. Pour regarder la TV, il faut être « au bon endroit, au bon moment ». Par ailleurs, la génération Z ne regarde plus la télévision sur l’écran d’un téléviseur, mais sur son ordinateur, son smartphone, sa tablette…

Regarder des vidéos sur son smartphone, on peut le faire depuis n’importe où, et à n’importe quel moment. Avec les principes de replay, de streaming et de vidéo à la demande (#Netflix), on choisit le programme que l’on souhaite et on n’est pas stressé par un « timing » à respecter.

Ce fait est d’ailleurs confirmé dans différents articles (voir ma revue de presse sur l’avenir du journalisme).

La génération Z fait attention aux données recueillies à son sujet

Bien que l’on soit parfois décrits comme inconscients et insouciants, ce n’est pas forcément le cas. Nous sommes totalement conscients que, lorsque l’on surfe sur Internet, les entreprises récoltent beaucoup d’informations à notre sujet.

Cependant, à la différence des générations plus âgées, ce n’est pas nécessairement un problème pour nous. Si l’entreprise l’utilise dans un but d’optimisation, pour que notre expérience utilisateur soit améliorée, alors pourquoi s’en plaindre ?

Pour reprendre les mots de Jamie Gutfreund, relatés dans cet article : «Beaucoup de générations plus âgées regardent les adolescents et disent, « […] Ils vont arrêter d’utiliser Venmo. Ça va redevenir normal. Ils essaient juste de perturber les choses. » Mais c’est seulement parce qu’ils pensent en terme d’efficacité. Ce n’est pas une révolte, c’est de l’efficacité. C’est juste mieux, Netflix est mieux. Venmo est juste mieux, Snapchat n’est qu’une manière plus simple de communiquer. Ce n’est pas une révolte, c’est de l’efficacité. Ça ne va pas revenir en arrière.»

Autrement dit, la génération Z, l’air de rien, favorise l’efficacité !

Nous ne répondons qu’aux marques et éditeurs qui communiquent via la technologie de manière créative

Ce n’est pas tout à fait faux… Par exemple, dans mon entourage, nous sommes beaucoup à connaître les smoothies Innocent uniquement par le biais des réseaux sociaux, et notamment des blagues qu’ils y font. Ci-dessous, leurs derniers tweets en guise d’exemple.

En général, les marques qui ont une approche originale et/ou créative pour communiquer, on aime ! 😉

La génération Z compte utiliser les médias sociaux pour trouver un emploi

Et pourquoi pas ? Les statistiques précises sont les suivantes, pour trouver un emploi :

  • 59% compte utiliser Instagram
  • 56% compte utiliser Snapchat
  • 17% compte utiliser Tumblr

On le voit tout de suite, Instagram et Snapchat sont en tête, avec plus d’1 gen Z sur 2 ! Personnellement, c’est une chose que je trouve assez naturelle de chercher un emploi sur les réseaux sociaux. Je trouve que c’est plus simple, mais est-ce que les recruteurs sont là ? Ils ont déjà du mal pour certains à être sur LinkedIn !

La gen Z aime interagir avec les marques

Contribuer à une marque, dire les améliorations à apporter, pouvoir suggérer des idées de produits… tant de choses qui me semblent assez plaisantes. On peut se dire que, d’une certaine manière, la marque « nous utilise ». Mais en réalité, je n’ai pas vraiment cette impression. J’ai plutôt le sentiment de contribuer au bien commun : si la marque est mieux pour moi, alors elle le sera aussi pour d’autres.

Nous sommes des adeptes de la co-construction ! 😉

Autre point intéressant : 55 % de la gen Z choisit des marques respectueuses de l’environnement et socialement responsables. Pour moi, ces 2 critères sont aussi une normalité… toutes les marques devraient être respectueuses de l’environnement et socialement responsables !

La gen Z pense que la réalité augmentée, la réalité virtuelle et les produits iOS sont cools

D’après une enquête Google, Android et iOS sont au coude à coude (41,3 % et 42,3 % respectivement) au niveau des smartphones possédés. Mais, concernant les filles, iOS l’emporte  avec 46,2 % contre 38,8 % pour Android.

En réalité, dans l’esprit de la génération Z, Apple est souvent « mieux » qu’Android (excepté pour les personnes de type « Ah mais non, Apple c’est trop nul ! Moi je suis contre la société de consommation, du coup j’ai un Samsung ! »). Apple a un côté « marque de luxe« , et dans l’ensemble, les possesseurs d’iPhone ont du mal à aller/retourner sur un Android ou autre.

Quant à la réalité virtuelle et la réalité augmentée, oui, ça, on aime ! 😊 On en attend d’avantage.

Les marques doivent être créatives pour attirer l’attention, car la génération Z a une durée d’attention de 8 secondes

Je suis partagée pour cette affirmation.

Oui, les marques doivent être créatives. Nous l’avons déjà vu avec l’exemple d’Innocent (la marque de smoothies).

Mais la durée d’attention de 8 secondes

  • vrai quand une chose ne nous plaît pas
  • faux quand une chose nous plaît

Simple exemple : certains d’entre nous peuvent rester concentré bien plus de 8 secondes en jouant à un jeu vidéo ou à regardant un film intéressant.

La génération Z est plus susceptible d’acheter en ligne que la génération Y

Je ne connais pas les données pour la génération Y, mais en tout cas, nous achetons beaucoup en ligne !

À l’université, parfois, on en voit même faire du shopping dans les amphis… Franchement, ça nous simplifie la vie : l’achat est plus rapide, c’est plus facile pour comparer des produits, et en plus on peut trouver des codes promos assez facilement.

De plus si on n’est pas sûr de la taille par exemple, on peut commander en 2 tailles et au final retourner la mauvaise taille (il faut d’abord s’assurer que ce service est gratuit, mais en général, il l’est 😉).

À noter que ce point est en opposition avec d’autres études (ou auteurs) qui soutiennent que l’achat en boutique est le seul avenir. Évidemment, je ne cautionne pas…

La génération Z passe jusqu’à 11 h par jour sur les médias sociaux

Euh… comment dire… ça me paraît un tout petit peu beaucoup… 11 heures par jour… soit presque la moitié de la journée ! Et en considérant 8 heures de sommeil… restent 5 heures passées sur d’autres activités ?

Alors oui, on passe du temps sur les médias sociaux, mais je dirais plutôt 1 à 2 heures au maximum ! Et qu’est ce que cela veut dire concrètement 11 h par jour sur les médias sociaux ? Avoir son smartphone ou un ordinateur, à côté de nous ou en main, cela compte dans les 11 h ?

La gen Z préfère communiquer en personne plutôt que via messagerie instantanée et email

Petit point info rapide : les emails nous ne les utilisons absolument pas (à part pour les trucs administratifs où on est obligés de faire comme ça et où il y a de fortes chances que l’on zappe).

La messagerie instantanée, on l’utilise pour garder le contact : pendant les vacances ou quand on est chacun chez soi, le soir. Mais aussi au niveau professionnel. Cependant, dès qu’on le peut, je dirais qu’on a tendance à se parler en face-à-face. On utilise les messageries instantanées quand on ne peut pas se voir « en vrai ». Mais je n’ai pas vraiment l’impression que ce soit spécifique à la génération Z.

Et vous, avez-vous des idées de faits marquants à propos de la génération Z ?

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Émission sur la génération Z — Épisode n°15

Avec ma sœur Yseult et mon père Eric, nous avons lancé une web-émission sur la génération Z. Celle-ci est diffusée en live (pour l’instant) sur Ustream. Après le 14e épisode, retour sur la 15e émission.

Génération Z n°15


Déjà la 15e émission ! Le temps passe vite ! 😱

Pour commencer, nous avons annoncé notre intervention à 10StylRH pour parler de la génération Z. Elle avait lieu de lendemain de l’émission. Au final, une dizaine de personnes étaient présentes pour nous écouter et nous poser des questions.

Ensuite, nous sommes revenus sur des liens que nous n’avons pas eu l’occasion de traiter dans l’émission précédente. C’est plus fort que nous : nous sommes trop bavards ! 😉 Voici donc nos 2 premiers liens :

  • Will Generation Z Hate Your Brand Next Year ? (soit en français : la génération Z va-t-elle détester votre marque l’année prochaine ?) : la génération Z ne prête pas attention aux publicités, communique uniquement via des messageries instantanées et veut échanger ses données contre rémunération. Bref, la clef pour nous atteindre ? Le plaidoyer de la marque.
  • Boost Generation Z Work Ethic With Just 7 Words : « Leave it better than you found it« , tels sont les 7 mots magiques pour travailler avec la génération Z d’après cet article.

Un exemple de génération Z

Puis nous avons enchaîné sur un exemple de génération Z : Haile Thomas, 16 ans et vegan. Elle a créé The Happy Organization et réalise des interventions auprès des enfants afin de leur montrer l’importance d’une bonne alimentation pour la santé.

Comment a-t-elle commencé ? Son père a fait du diabète de type 2 et elle a appris que les enfants actuels vivraient moins longtemps à cause de leur mauvaise alimentation. Une belle initiative ! Vous pouvez d’ailleurs la suivre sur Instagram, Youtube, TwitterFacebook ou son site.

Nos liens de la quinzaine

Et pour terminer l’émission, nos avons commenté nos habituels liens :

Allez, on se retrouve lundi 18 décembre pour la prochaine émission ! 😉

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Émission sur la génération Z — Épisode n°14

Avec ma sœur Yseult et mon père Eric, nous avons lancé une web-émission sur la génération Z. Celle-ci est diffusée en live (pour l’instant) sur Ustream. Après le 13e épisode, retour sur la 14e émission.

Génération Z n°14


Les sujets abordés dans cette nouvelle émission sont assez divers. Au programme : sport, système scolaire, travail et habitudes d’achat…

Ainsi, nous avons commencé cette émission en évoquant le lien entre génération Z et sport, avec l’article Les français de plus en plus sportifs (article qui ne porte pas exclusivement sur la génération Z).

Ensuite, nous avons enchaîné sur nos désormais habituels liens :

Des questions à propos de la gen Z ? Nous tâcherons d’y répondre dans une prochaine émission 😉

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Mais au final, ta génération Z, c’est quoi ?

C’est une question que j’entends souvent : c’est quoi la gen Z, la génération Z ? Pour répondre à cette question, j’ai trouvé une vidéo qui l’exprime plutôt bien.

C’est dans mon fil Twitter que cette vieille vidéo de 2015 est remontée. L’accroche m’a tout de suite plu : «Vous voulez inspirer la génération Z ? Eh bien vous avez 8 secondes !». Et en effet, d’après cette vidéo, au delà de 8 secondes d’attention, la gen Z se transforme en gen Zzzzzz (on s’endort quoi !). 😜

La vidéo a été publiée en janvier 2015 (soit il y a près de 3 ans) par BCM Partnership, une agence australienne indépendante de communication et de publicité.

Le contexte historique de la génération Z

La génération Z, ce sont les enfants nés après 1995. Et je rajouterais même les enfants nés entre 1995 et 2010 (à partir de 2010, on passe à la génération A pour Alpha).

Nous avons vécu dans un monde marqué par les attentats du 11 septembre 2001. Et quand la « guerre » contre le terrorisme a débuté, nous commencions à aller à l’école. Depuis bien longtemps je me rappelle entendre à la TV parler de terrorisme : quand j’étais petite, on évoquait Al-Quaïda, désormais l’État Islamique. Personnellement, le 11 septembre 2001, je n’en ai aucun souvenir… Je n’avais même pas 2 ans ! 😐

La génération Z est née en même temps que Google. Imaginer un monde sans Google, c’est difficile pour moi… Google est né en 1998, moi en 1999. 😅

En outre, la génération Z est la première génération à avoir grandi avec les médias sociaux. Facebook a été fondé en 2004, Twitter en 2006… De mon côté, en 2004 je fêtais mes 5 ans et en 2006 mes 7 ans. Alors oui, quand je suis née, Internet existait déjà, mais les réseaux sociaux n’existaient pas encore.

À ces divers faits, on pourrait aussi ajouter que les Z n’ont jamais connu un monde sans crise. Le plein emploi ? Connais pas. Je ne le conçois même pas. Le chômage a toujours été présent dans mon environnement. Et j’entends parler de crise économique depuis toute petite. Dans mon esprit, trouver du travail c’est compliqué, c’est comme ça et ça l’a toujours été !

Des comportements différents des autres générations

La génération Y, on en a beaucoup parlé. On en a dit du blanc, mais aussi du noir… La génération Z s’est faite un peu plus discrète. Mais voilà que nous arrivons sur le marché du travail et… patatra : catastrophe ! Nous ne fonctionnons pas de la même manière que nos prédécesseurs. 😰

Dans la vidéo, il est expliqué que nous consommons sur un mode de 8 secondes. 30 secondes durent une éternité pour nous. Certes. Si je n’aime pas, je zapperai rapidement. Mais une activité qui me plaît, je peux la poursuivre pendant des heures ! 😌

La vidéo ajoute que nous ne croyons pas vraiment aux experts, ne sommes pas intéressés par la sagesse des cheveux gris et voulons seulement obtenir les infos de google ou de nos pairs. Il est vrai que l’avis de nos amis est important dans notre consommation. Par exemple, en faisant du shopping, on peut envoyer un snap pour demander l’avis de nos amis pour l’achat d’un vêtement. Pour le reste je n’en suis pas réellement convaincue.

De l’importance du numérique

Une fille de la génération Z témoigne : « Je pense que je ne serai pas capable de vivre sans Google et Internet.« . Je suis en tout point d’accord avec elle. C’est juste que pour moi, c’est inconcevable de vivre sans ces outils !

Un autre s’exprime : « Nous vivons plutôt au travers des appareils que des interactions réelles.« . Pas forcément d’accord sur ce point. Je pense que les outils numériques ne nuisent pas à nos interactions réelles. Voire même ils les renforcent parfois.

Autre point, d’après la vidéo : nous ne consommons pas sur 2 écrans, mais 5 ! Pour nous atteindre, il faut bien choisir son média : TV, ordi portable, tablette, smartphone ou montre connectée. Il faut tout de même relativiser la montre connectée : nous sommes peu à en posséder une. Par contre, 3 ou 4 écrans c’est chose courante : télévision, smartphone et ordinateur portable et/ou tablette.

Les qualités de la génération Z

Malgré tout ce qu’on peut en penser, la gen Z a tout de même quelques points positifs : nous sommes collaboratifs, très connectésentrepreneuriaux, plus matures et plus ingénieux que la génération Y (d’après la vidéo). Par ailleurs, nous possédons une véritable culture DIY. Dans mes amis, beaucoup font la cuisine, fabriquent des objets déco, font de la couture, du tricot ou autre. 😊

Comme évoqué précédemment, les difficultés à trouver du travail nous touchent en plein. Nous prévoyons ainsi de rentabiliser nos compétences le plus rapidement possible.  En outre, si notre idée de carrière n’existe pas, nous la créons dans notre chambre !

Si vous pensez que nous sommes superficiels, détrompez-vous ! En effet, nous souhaitons toucher, impacter le monde entier. L’exemple de la vidéo est l’un des meilleurs que l’on puisse trouver : des ados activistes tels que Malala Yousafzai atteignent ainsi des millions de personnes. 😊

Des exemples de jeunes de la génération Z cités dans la vidéo

Logan Laplante

Logan Laplante est né en 1999/2000. À 13 ans, il a donné une conférence TEDx où il partage sa vision de l’éducation, crée son propre système éducatif. À l’époque on en avait beaucoup entendu parler. En grandissant, il disait vouloir être heureux et en bonne santé. À lui la parole ! 😉

Romeo Beckham

Fils de Victoria et David Beckham né en 2002. Il a commencé à faire du mannequinat dès ses 10 ans. À mon avis l’exemple n’est pas des mieux choisis : le milieu dans lequel il a grandi joue aussi sur ce qu’il fait.

Malala Yousafzai

Impossible de passer à côté de cet exemple. Malala Yousafzai est née en 1997. Militante pour l’éducation et les droits des femmes, elle a co-reçu le prix Nobel de la Paix en 2014. Son histoire n’est pas de tout repos : elle a notamment été victime d’une tentative d’assassinat des talibans.

Beth Reekles

Née en 1996/1997, Beth Reekles écrit son premier livre à 15 ans. En effet, ne pouvant trouver le livre qu’elle souhaite, elle décide de l’écrire. Après la publication de l’ebook, vient le tour de la version papier. Au final, cette histoire a débouché sur une commande de 3 livres par la maison d’édition Pinguin Random House.

Maya Van Wagenen

À 15 ans (en 2014), elle planifie un film avec Dreamworks. Celui-ci fait suite à son roman auto-publié: « Populaire« .

Nick D’Aloisio

Né en 1995, Nick D’Aloisio est australien. À 15 ans, il crée l’app Summly. Et à 18 ans, il vend cette application à Yahoo pour 30 millions de dollars

Lorde

Néozélandaise, Lorde est née en 1996. Cette auteure-compositrice-intérprète appartient donc aussi à la génération Z. À 17 ans, elle a gagné 2 Grammy Awards. Elle a ensuite participé à la bande-son d’Hunger Games.

Cependant, le domaine artistique est un peu un cas à part je pense. Les artistes sont souvent plus créatifs, ont une manière de penser différente : on ne peut pas considérer leurs caractéristiques propres à une génération (ici la gen Z).

« Un cauchemar ? Pas si vous les connaissez ! » rassure la vidéo. Et ne tarde d’ajouter « leur manière de fonctionner semble aléatoire, mais pour eux c’est aussi naturel que de respirer« . Eh non, on n’y peut rien. « Nous ne sommes pas seulement technophiles, c’est dans nos gènes…« 

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Paris-Madagascar en avion : comparaison du voyage entre 1939 et 2016

L’année passée, à cette même période, j’étais à Madagascar pour la formation Mondoblog. Nous étions donc en 2016. Tout naturellement, pour m’y rendre, j’ai emprunté un vol long courrier. Mais 77 ans plus tôt, à quoi ressemblait le trajet de Paris à Madagascar en avion ?

Question difficile, me répondrez-vous… à moins que 😉

Il y a quelques mois, rangement des revues de ma grand-mère décédée. L’Illustration. N°5022 – 3 juin 1939. En couverture, une photo noir et blanc : le nez d’un avion se détache sur une mer de nuages. La légende : « En avion dans le ciel africain (voir les pages 185 à 192) ».

Lecture des titres : «Le voyage des souverains britanniques au Canada […] La reine des Pays-Bas en Belgique […] Pages en couleur sur la Yougoslavie… et la première partie d’un reportage exclusif sur la ligne aérienne France-Madagascar, par Pierre Ichac, envoyé spécial

Pierre Ichac est un reporter, photographe et explorateur français, né en 1901 et mort en 1978. Il connaissait bien l’Afrique (Sahara, Afrique noire) et a notamment travaillé pour L’Illustration et Paris-Match.

Dans cet article, en 1939, il décide d’emprunter le courrier de France lors de sa distribution en Afrique, et ce jusqu’à Madagascar.

L'une des illustrations de l'article
L’une des illustrations de l’article

À la recherche de la 2e partie de l’article…

Hum… J’arrive à la fin de l’article mais il n’est pas arrivé à Madagascar… Je regarde à nouveau la couverture. Il est stipulé « première partie », il faut donc que je trouve le numéro suivant ! Nous ne l’avons pas dans nos archives…

Je regarde en ligne, mais il faut payer pour accéder à ce numéro. Je demande à l’école de journalisme, mais les journaux L’Illustration ne sont pas très bien rangés dans le bibliothèque. Si je tombe sur le bon, ce serait pas pur hasard ! Le bibliothécaire fait tout de même des recherches pour moi : « À la bibliothèque municipale, ils ont toute la collection. »

Je décide de me rendre à la bibliothèque de Lille. Je checke tout de même avant sur Internet. Lundi après-midi : jour de fermeture. J’irai demain.

Le mardi c’est ouvert. Je me renseigne au guichet d’accueil. Je demande après le n°5023 de L’Illustration, qui doit dater de juin 1939. On me répond « Ça doit être avec la presse. Là-bas. » Je cherche, mais ne trouve pas. Je me renseigne à la dame du guichet presse : « Ah, mais c’est très vieux ça. Il faut demander au service patrimoine. Mais ils sont fermés le matin. Ils n’ouvrent que l’après-midi. » Je reviendrai un autre jour.

Jeudi. Au service patrimoine. Le Monsieur est très gentil. «L’Illustration ? N°5023  ? Oui, pas de problème, on l’a ! Pourrais-je seulement vous demander votre carte ?
— Hum… en fait, euh… j’ai oublié ma carte chez moi…
— Aucun souci ! C’est quoi votre nom ?
»

Quelques démarches plus tard, il m’annonce « Asseyez-vous dans un fauteuil, on vous l’amène dans une dizaine de minutes. » Et c’est en effet le cas ! Peu de temps après une dame arrive avec le magazine. Je peux me mettre à l’ouvrage.

Un itinéraire différent pour rejoindre Madagascar

Je ne connais pas très précisément l’itinéraire emprunté en 2016, mais je me souviens avoir survolé Le Caire (Égypte) et Nairobi (Kenya). Soit dans l’ensemble, plutôt l’Est de l’Afrique.

Lorsque j’ai lu « Je n’irai à Tananarive qu’après un crochet sur Dakar » dans l’article de Pierre Ichac, cela m’a un peu surpris. Un crochet, c’est peu dire ! Dakar est la capitale du Sénégal. Le Sénégal se situe à l’extrême Ouest de l’Afrique, ce qui est diamétralement opposé à Madagascar.

L’article se poursuit : « René Lefèvre va conduire par petites étapes à Marseille, à Alger, puis à El Goléa, à Gao, à Bamako et au Sénégal. » Cette phrase me permet de remarquer que pour P. Ichac, c’est réellement un crochet par Dakar. En effet, il descend à la quasi « verticale » (du Nord au Sud, en ligne droite) jusqu’à Gao, Mali. Ensuite, il dévie à l’Ouest : le fameux « crochet ». Enfin, il termine son voyage en direction du sud-est en suivant un tracé plus ou moins direct.

Le trajet de Pierre Ichac de Paris à Madagascar en 1939
Le trajet de Pierre Ichac de Paris à Madagascar en 1939

Et un temps de vol… long de quelques jours de plus !

En 2016, le vol dure 11h environ. Départ : 17 novembre 2016 à 13h40. Arrivée : 18 novembre à 2h30 (heure française).

En 1939, c’était un peu différent. « D’un avion à l’autre, d’un équipage à l’autre, à travers tout un continent trop souvent fait de terres et de cieux hostiles, par un itinéraire en beaucoup d’endroits encore mal équipé, nous venions, passagers et courrier, de parcourir de Paris à Madagascar plus de 11 000 kilomètres en six jours et demi. » 6 jours et demi, oui, oui.

Une phrase m’a beaucoup amusée : « Le retard, on fera l’impossible pour le rattraper le lendemain. » De nos jours, le retard, on fait tout pour le rattraper le jour-même ! Dans les heures qui suivent plutôt.

Et bien que les durées de vol en 1939 nous paraissent improbables, il faut bien se rendre compte que d’autres moyens de transport sont encore plus lents. « Le premier bateau à roue survient […].  Ses passagers doivent nous regarder comme nous les regardons. Nous serons à Stanleyville dans une heure cinquante ; eux, dans trois jours. »

Beaucoup, beaucoup, vraiment beaucoup d’escales

« Je viens de changer d’avion et d’équipage. J’en changerai demain à Elisabethville, j’en changerai encore plus souvent au retour avec mon crochet sur Brazzaville, mon séjour à Archambault. En revenant à Alger, j’aurai connu à peu près tous les pilotes, tous les radios, tous les mécaniciens d’Air-Afrique. »

Au fil du récit de P. Ichac, on se rend vraiment compte de la chance que nous avons aujourd’hui : une ligne directe entre la France et Madagascar, entre Paris et Tananarive.

Même pour des trajets plus courts, les escales étaient fréquentes : « Les passagers réguliers à destination de Brazzaville et de Tananarive embarquent au Bourget sur un avion d’Air France, traversent la Méditerranée en hydravion dans la journée même et repartent le lendemain pour Gao et le Congo ou Madagascar, à bord des avions d’Air-Afrique. »

La vidéo de mon voyage en 2016 :

Des améliorations techniques

Le premier avion emprunté par l’auteur est un Potez. P. Ichac explique que cet avion a une vitesse de 260 à 300 km/h, une bonne liaison radio, et qu’il peut « surmonter bien des obstacles ».  En 2016, l’avion volait à 900 km/h environ, soit 3 fois plus vite ! Les progrès sont considérables. Et c’est sans parler des vitesses qu’atteignait le Concorde entre Paris et New York il y a quelques années.

Lors de son voyage, il s’étonne d’une piste d’atterrissage en briques. « Surprise : la bande d’atterrissage est une magnifique piste en briques. Je n’en ai vu de pareilles qu’en Hollande. » C’est amusant de se dire que les briques étaient ultra-modernes à l’époque. Désormais, les pistes d’atterrissage pour les avions lourds sont construites en asphalte, en bitume ou en béton. Pour les avions les plus légers, elles peuvent être en herbe ou en terre battue.

Petit gag, mais P. Ichac fait aussi un peu de météorologie. En passant 6 jours et demi dans des avions, il en a eu du temps pour observer le comportement de l’aviateur face aux variations de la météo ! 😉 « La météorologie de l’aviateur diffère de celle du terrien en ce qu’elle se déroule non dans le temps, mais dans l’espace. Le terrien « attend » la fin de l’averse et nous la contournons. » Cela semble toujours vrai aujourd’hui !

Bidon-5 ou Bidon-V

Le plus vaste aérodrome du monde est Bidon-5, car il est sans limite, perdu au milieu du désert d’après P. Ichac, En effet, tous les 100 km, entre Reggane (Algérie) et Tessalit (Mali), sur la route transsaharienne du Tanezrouft, étaient placés des bidons pour permettre de se repérer en avion ou automobile.

Bidon-5 (aussi Bidon V) est l’un de ces bidons, mais c’était une base bien plus importante (ravitaillement en carburant, et même hôtel). Sur Bidon-5, on trouvait aussi le phare Vuillemin qui servait de balise pour les traversées nocturnes. Pour plus d’infos sur Bidon-V, je vous conseille cet article.

Aujourd’hui, il ne reste plus rien de Bidon-5 (à part quelques tôles).

Un double transport : passagers et courrier

P. Ichac suit le trajet du courrier de Paris à Madagascar, courrier transporté dans le même avion que les passagers. D’ailleurs, le terme « long-courrier » est issu de ce même transport du courrier (il fait aussi référence au terme maritime « long-cours »).

Et l’auteur de l’article tâche bien de le rappeler : « Ce récit rapide aura atteint son but si désormais, en lisant dans les journaux d’informations cette brève nouvelle : « Le courrier d’Alger de la régie est arrivé à Tananarive hier matin à 9 h. 45 G. M. T. », vous songez simplement qu’elle résume chaque fois une épopée. »

Je terminerai cet article sur une citation de Jules Verne que P. Ichac évoque au tout début de son article.

« Il ne suffit pas de traverser l’Afrique, il faut la voir. » – Jules Verne, Cinq semaines en ballon

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